Cameroun : Occupation des terrains à risques ou la porte ouverte aux catastrophes

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Le Cameroun est un pays aux climats et aux reliefs très diversifié. Côté relief, il est par d’ailleurs par endroit très accidenté. Au point où, sur toute l’étendue du territoire national, le pays regorge de multiples sites à risques, en principe non constructibles, selon la loi de 2004.

Malgré toutes les catastrophes que le pays a déjà vécues du fait de la minimisation du risque encouru en s’installant dans les sites tel que Gouache à Bafoussam 3.Et rien n’y fait, les Camerounais ne continuent qu’à en faire à leur tête. Les victimes d’hier et d’aujourd’hui, sont plutôt considérées comme des malchanceux. Et la vie continue tranquillement son bonhomme de chemin. Pour preuve, les populations du Lebialem dans la région du Sud-ouest n’ont jamais bougé d’un pouce, pour abandonner les vallées où beaucoup d’entre eux, de même que leurs cases et leurs bêtes ont été engloutis il y a quelques années suite à des éboulements de terrain.

Les inondations à répétition dans l’extrême Nord semblent n’ébranler personne sur place. Il se raconte que certains en ont fait un fonds de commerce en sollicitant chaque année l’aide de l’État pour reconstruire leurs habitations dans les mêmes lieux, et dans les mêmes conditions. Cela par exemple le long ou autour de la digue de Maga pourtant présentée très dangereuse en cas de rupture. Les flancs de montagnes et de collines continuent d’être les lieux de prédilection pour habitats de nombreux concitoyens. Ils se demandent toujours où est ce qu’ils seront recasés en cas de déguerpissement.

Les abords des aérodromes n’ont jamais cessé d’être envahis, en attendant le jour de la sortie de piste d’un avion en atterrissage forcé. Cet incivisme s’observe d’avantage en milieux urbains où les et les autres font face à tous ces risques au nom de la pauvreté ambiante.

Cas de Yaoundé

Les autorités administratives et municipales, n’ont jamais eu de cesse de présenter aux envahisseurs des flancs de cette colline qui entoure la cité capitale camerounaise, les risques qu’ils encourent en s’y installant. Des études menées sur les lieux par un certain Dieudonné Fekoua dans son master professionnel datant de 2010 et portant sur les impacts environnementaux sur ces collines, classent ces risques en deux catégories : les risques naturels et les risques induits par les activités humaines.

/Dans cette étude, il entend par risque naturel « le risque que ressent, perçoit et subit un groupe social ou un individu soumis à l’action possible d’un processus physique, d’un aléa… » Dans son mémoire, ces risques concernent en premier, les mouvements de terrain. Par mouvement de terrain il faut voir « … Un ensemble de déplacements plus ou moins brutaux du sol, d’origine naturel ou anthropique… » .

Les déplacements ici peuvent être lents ou très rapides. Et les mouvements de terrain les plus à même de se produire sur les collines de Yaoundé sont » … Les glissements de terrain, les éboulements et les écroulements qui sont le déplacement d’une masse de terrains meubles ou rocheux… »Ils se produisent généralement en situation de forte saturation en eaux. Ils mobilisent des volumes considérables de terrain, qui se déplacent le long d’une pente… »

Selon toute vraisemblance, il s’agirait là, de l’origine du cas de Bafoussam 3. Pour ces cas de glissements de terrain, il peut aussi se produire poursuit il « … Des chutes de blocs ou les décollements rocheux… ». Situation vécue au quartier Mbankolo à Yaoundé en 1986. Pareilles menaces pèsent par ailleurs sur les habitants du quartier onaref à Ngaoundéré, région de l’Adamaoua. Eux qui, bon en mal en, investissent les flancs du mont Ngaoundéré, à leurs risques et péril.

Risques induits par les activités humaines Toujours selon notre mémoire de référence, ce sont ces risques qui résument d’aléas dont l’efficacité est accrue par les activités humaines et les aménagements. Les risques provoqués ou aggravés par les activités humaines sur les collines de Yaoundé et les terrains attenants en dehors des mouvements de terrain et des inondations, sont par exemple les érosions. C’est dit Dieudonné Fekoua, […]

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