Sud Cameroun : La guerre entre Akame Mfoumou et Fame Ndongo ?

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Par : La République

Dans son adresse à la nation le 10 septembre dernier, le Chef de l’Etat, le Président Paul Biya a laissé entendre que dans le cadre du ” grand dialogue national” pour résoudre la crise qui sévit dans les régions Nord-

Ouest et Sud-Ou est du Cameroun, le pardon ne serait sacrifié à l’autel de l’impunité. « La propagande des sécessionnistes a tenté de présenter les récentes décisions judiciaires prises contre un certain nombre de nos compatriotes dans le contexte de cette crise comme un obstacle au dialogue envisagé. Ce n’est pas le cas. Je voudrais également saisir cette occasion pour souligner que le respect de l’état de droit et la lutte contre l’impunité sont des piliers dans la consolidation d’un État de droit auquel nous aspirons tous.

Violer l’État de droit et accorder l’impunité à certains citoyens, c’est ouvrir la voie à l’anarchie. Il est donc crucial, à ce stade, de dissiper les rumeurs selon lesquelles on peut piller, violer, brûler, enlever, mutiler, assassiner, dans l’espoir qu’un dialogue éventuel effacera tous ces crimes et assurera l’impunité à leurs auteurs » a-t-il déclaré.

Transposé au cas d’indiscipline du Rdpc, il est clair que la méthode Fame Ndongo est aux antipodes de la volonté du Chef de l’Etat. Pour qui le dialogue n’a de sens que dans le respect des règles. C’est d’ailleurs dans cette optique que le Ministre d’Etat Edouard Akame Mfoumou devant la défiance du Chef de délégation permanente régionale du Sud à refuser de traduire au conseil de discipline, a claqué la porte de cette réunion des élites terminée en queue de poisson.

Selon certaines sources, Fame Ndongo, instrumentaliserait les présidents de sous-section pour paraitre le seul saint devant le saint des saints. Mais malheureusement, les militants du Parti des flammes et les camerounais de la région toute entière ont bien compris le petit jeu et la mafia dont sait bien utiliser le ministre Fame Ndongo, pour positionner ses pions. Ces pions qu’il compte faire élire maires et députés à l’occasion des élections municipales et législatives de février prochain. Aujourd’hui, le faible taux d’inscription des militants et des populations sur les listes électorales d’Elecam est la preuve par neuf que le grand ministre d’Etat a tourné le dos au vrai militantisme. Tel un gigantesque serpent qui se mord la queue, le parti contre le parti se porte des coups mortels mais comment survivra-t-il alors lorsque l’attaque viendra de l’extérieur ? Avant que des vies ne soient laissées sur le carreau, vivement que les uns et les autres se ressaisissent car on n’est pas grands parce qu’on piétine les autres mais on l’est quand on fait fi de certaines bassesses.

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