Cameroun : Cette corruption, qui rabote les recettes des permis de bâtir et taxe foncière

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Le chemin de croix des populations des villes camerounaises qui paient ces taxes va grandissant. D’où la question de savoir : où va cet argent et à quoi sert-il, alors que nous ne sortons toujours pas de l’auberge ? C’est la question à laquelle tente de répondre La Flèche d’Afrique

La décentralisation à laquelle nous aspirons et que nous appelons de tous nos voeux a des chemins à baliser avant son implémentation. La préoccupation majeure des collectivités locales décentralisées devrait être l’amélioration des conditions de vie des populations dont elles ont la charge, parce que jouissant d’une proximité favorisant le contact avec les réalités locales. C’est dans ce sens que l’Etat a institué un certain nombre d’impôts et autres taxes pour pourvoir ces localités décentralisées de ressources financières suffisantes leur permettant de résoudre les problèmes des populations.

C’est ainsi que des taxes et impôts comme la Taxe Foncière, le Permis de Bâtir, la taxe d’Hygiène… ont été institués pour doter les Mairies et Communautés Urbaines de moyens financiers nécessaires pour résoudre les problèmes de proximité. Mais où va cet argent et à quoi sert-t-il ? Le spectacle désolant de nos villes qui brassent des centaines de millions dans la collecte de ces frais est ahurissant. Dans les villes comme Yaoundé et Douala, le spectacle des éboulements des maisons dans les nouveaux quartiers laisse pantois plus d’un. Revoici les grandes averses et son lot de catastrophes.

«A Nkolmesseng, Oyomabang, Logbessou, Makepe Missoke, Lendi,Ngonjoo, Papass, Anguissa, Belibi, Emombo, Nkolndongo, Etam Bafia… L’angoisse est la même, le spectre des inondations et autres moustiques et reptiles hantent les populations. Les mécaniciens ne parviennent plus à satisfaire toute la clientèle. Tellement les voitures sont amochées par les ravins faisant office de route pour atteindre ces quartiers. A Mambanda, à Douala, il faut parfois des pirogues pour sortir de sa maison.

A Tongolo et Messasi, on doit sortir avec deux paires de chaussures pour aller au travail », complainte d’un citoyen lambda ayant requis l’anonymat. Il ajoute sur la forme interrogative : « Mais où va l’argent de la Taxe foncière et du Permis de Bâtir ? Où va l’argent delà taxe d’hygiène si les gens sortent sales de leur quartier ? En principe, le paiement de ces taxes par les populations devrait leur garantir des services de base comme l’aménagement des voies d’accès, l’électricité,

l’eau et la fibre optique. Mais admirons le calvaire de ces populations des nouveaux quartiers où les municipalités perçoivent toutes ces taxes, et qui doivent se contenter des forages des âmes de bonne volonté, et utiliser des bambous comme poteaux pour ‘’importer’’ le courant à des centaines de mètres ! Comment peut-on percevoir l’argent d’un citoyen

et lui délivrer un Permis de Bâtir dans un lieu inaccessible ? Pourquoi ne pas aménager les voies d’accès ? Pourquoi, dans ces quartiers lotis, l’électricité et l’eau ne précèdent pas les constructions ? »

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