Quand Félix Moumié démystifiait l’imposture des Catholiques au Cameroun

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En 1955, alors que le Cameroun tout entier est engagé pour son autodétermination, voici que les évêques catholiques du Cameroun, délivrent une lettre pastorale dans laquelle ils accusent l’UPC de collusion avec les communistes et donc d’être une organisation  athée. Ce qui serait un danger pour la spiritualité des populations si acquises à l’Évangile du Christ.

Dans un pamphlet resté proverbial, commenté abondamment dans un ouvrage, le Dr Félix Roland Moumié répond ironiquement en indexant la complicité de l’église catholique dont le caractère très raciste est patent,  avec le pouvoir politique colonial oppresseur. Les prélats sont qualifiés de : « serviteurs camouflés de la colonisation » (p. 56), « évêques militants » (p. 59), « clergé colonialiste » (p. 61), « missionnaires coloniaux.

Rien n’échappe à l’ire vengeresse du Dr Moumié  notamment la complicité intéressée des prélats avec les milieux d’affaires coloniaux. C’est cette union incestueuse qui va nourrir le régime Aujoulatiste. L’épiscopat nourri à la sauce des prébendes va  légitimer la violence de l’administration coloniale.

La conséquence de lettre très corsée de Moumié  est que les lignes vont évoluer  désormais au Cameroun. Le pape comprenant la leçon  va rapidement  ordonner Mrg Etoga et Mgr Bonneau comme  deux premiers  évêques. Même dans le clergé, des prêtres à l’instar du vicaire de Mokolo, Jean Zoa, se réclame d’un nationalisme chrétien.

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