Littérature : Trois Camerounais en lice pour le prix «Les Afriques»

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Les œuvres littéraires présélectionnées pour la 5e édition sont connues depuis le 28 janvier 2020.

Source : Repères

28 auteurs africains sont en compétition pour le «Prix les Afriques», édition 2020. Trois (3) ouvrages camerounais sont en lice. «Hadja Binta» de Badiadji Horretowdo publié en mars 2019, «Rouge impératrice» du Franco-camerounais Leonora Miano et le roman d’Hemley Boum, « Les jours viennent et passent », paru le 10 octobre 2019 aux éditions Gallimard en France. Chaque roman dépeint la réalité de la société africaine et spécifiquement camerounaise. Les 5 romans sélectionnés seront annoncés le 1er juillet 2020. Le lauréat quant à lui sera connu le 15 octobre.

«Hadja Binta » est un roman de 268 pages publié aux éditions Proximité. Avec plein d’audace et de sensibilité, Badiadji Horrétowdo explore l’univers peu connu d’une prostitution qui s’ignore dans le microcosme de la communauté du Sahel à Douala. Dans l’ouvrage, la vie de la princesse Binta bascule à Garoua, dans le Nord Cameroun, à la déchéance de son père qui fut un richissime homme d’affaires, le chemin du Sud lui paraît salvateur. Le Sud lointain, cet «eldorado» rêvé, qui pourrait lui offrir un nouveau mariage digne de son statut, et lui permettre surtout de retrouver les lumières.

Mais comment attendre le prince charmant dans la dépendance totale de Hadja Halmata, une mère (maquerelle) aussi subtile que redoutable, qui n’a pour visées que de capitaliser les charmes de ses «filles adorées»? Hadja Binta l’ignorait sans doute, « La Halmata holding n’a jamais eu la délicatesse de remettre à l’eau une baleine échouée sur sa plage » ! Le regard de Léonora Miano dans «Rouge impératrice » est porté sur une histoire interdite, contre-nature, et qui menace de devenir une affaire d’Etat. Née au Cameroun en 1973, vivant en France depuis 1991, Leonora Miano renverse les codes et les systèmes de domination.

Elle imagine pour son dixième roman une sorte d’État utopique panafricain, le Katiopa, «unifié» après d’intenses luttes, qui est dirigé par l’Alliance, une caste de « traditionalistes éclairés qui avaient eu l’intelligence de ne pas congédier tout apport allogène, d’adapter au mode de vie actuel les pratiques anciennes qu’ils avaient conservées ou revitalisées ». Accrochés à leurs traditions, priant leurs dieux en rêvant de leur grandeur passée, les Fulasi (nom donné aux Français immigrés et appauvris), comme bien d’autres réfugiés qui habitent aujourd’hui le continent, sont vus par plusieurs comme une menace à la paix sociale. Sa compatriote Hemley Boum aborde avec justesse et lucidité les questions de la transmission et de l’identité. Dans son quatrième roman, « Les jours viennent et passent », Hemley Boum dont le prénom d’auteur signifie « espérance » en bassa – s’attaque aux ressorts intimes de l’embrigadement des jeunes par…

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