Insécurité alimentaire : Le Cameroun compte 3 millions de personnes affamées

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Dans sa stratégie, le Programme alimentaire mondial (PAM) compte d’ici à 2020, faire reculer le nombre d’enfants (de 6 à 59 mois) ainsi que les hommes et les femmes vulnérables touchés par la famine.

Source : L’Economie

Le Cameroun se prépare à la célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) qui se tient chaque 16 octobre. Pourtant, selon un rapport 2018 de la Plateforme pour la gestion des risques agricoles (PARM), mise en place par l’initiative du G-20 et G7 et hébergée par le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Cameroun ne fait office de bon élève.

Bien que le secteur agricole au sens large (agriculture, élevage, pêche et forêt) représente 22,5% du PIB et emploie plus de 61% de la population active, selon la PARM, le pays ne dispose toujours pas d’une stratégie nationale de gestion de risques agricoles. Dans la gestion du risque lié à la mauvaise qualité des semences, la PARM précise que le cadre réglementaire relatif à la qualité de ces produits est relativement complet, mais il est appliqué de manière incomplète et certains opérateurs sont peu scrupuleux.

Malgré l’existence d’une Direction de la réglementation et du Contrôle de qualité des intrants et produits agricoles (DRCQ) logée au ministère de l’Agriculture et du développement rural (Minader), le Cameroun souffre toujours d’un manque de moyens financiers. La couverture nationale est partiellement effective, manque de sensibilisation des agriculteurs sur l’utilisation des pesticides et plusieurs pénuries en termes de produits phytosanitaires de qualité.

Les magasins dans la partie septentrionale du pays ne parviennent pas à assurer une régulation des prix. Dans sa classification des risques, le rapport de la PARM estime que, ceux liés à la biologie sur les cultures vivrières et les pertes post récoltes des produits sont très élevés. Les risques liés à la volonté interannuelle des prix pour les cultures vivrières sont élevés, tandis que ceux des produits liés aux animaux, d’accès à des semences de qualité et de sécheresse sont jugés faibles. Selon des chiffres officiels, le Cameroun perd 25% de sa production post-récolte, en grande partie à cause du manque d’infrastructures routières.

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