Infrastructures : Le Cameroun veut construire 400 km d’autoroutes d’ici 5 ans

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Le Cameroun a présenté ses projets de développement à des investisseurs, dans le cadre du Forum africain récemment tenu à Yaoundé.

Source : Business Today

L’Etat a besoin de 5445 milliards de FCFA pour construire une ligne de chemin de fer entre Douala et Ngaoundéré. Il pense aussi à désenclaver le Port en eau profonde de Kribi en créant une ligne de chemin de fer qui partirait de Kribi pour Edéa, ainsi qu’une autre qui irait de Douala pour N’Djamena, au Tchad, en passant par Ngaoundéré. A ces projets ferroviaires s’ajoutent des projets routiers qui ont pour ligne d’arrivée, la facilitation des échanges dans la sous-région. A court terme, soit sur les cinq prochaines années, l’Etat envisage de construire 400 kilomètres de route.

Tous ces projets ont besoin d’être financés, d’où le plaidoyer fait auprès des investisseurs les 14 et 15 novembre derniers à Yaoundé, à l’occasion du Forum sur les infrastructures de transport. L’évènement, rendu à sa 12e édition, était le premier du genre en Afrique centrale. Environ 500 experts se sont retrouvés pour réfléchir sur comment optimiser la construction d’infrastructures en Afrique centrale. Parmi eux, des investisseurs et bailleurs de fonds qui, s’ils ne se sont pas encore prononcés ouvertement, ont toutefois prêté attention aux projets présentés. « Beaucoup de partenaires étaient intéressés par notre projet ferroviaire et l’extension de notre réseau autoroutier. Ils ont manifesté cet intérêt et nous avons grand espoir qu’avec les négociations qui vont se poursuivre, nous aurons quelque chose d’intéressant pour notre réseau routier », s’est exprimé Benoît Parfait Mbole Mbole, directeur des investissements routiers au ministère des Travaux publics (MINTP).

L’évènement était aussi l’occasion d’en apprendre des autres, notamment des success stories des pays africains disposant d’infrastructures de qualité à l’instar du Maroc. De nouveaux modes de financement incluant le secteur privé ont été mis en lumière. « A côté du partenariat public-privé classique, nous avons noté un modèle de financement qui a été utilisé pour la mise à niveau de l’aéroport de Dakar au Sénégal. Ce dernier a consisté en la création d’une société qui a pris tous les risques financiers sous la garantie souveraine de l’Etat sénégalais », explique M. Mbole Mbole. Dans les faits, il s’est agi d’une société créée pour rechercher des financements et réaliser des projets. L’apport de l’Etat dans cette initiative a été de prélever une taxe sur les voyageurs en interne et pour les voyageurs internationaux. La société ainsi mise en place a constitué un apport personnel sur la base de ces taxes.

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