Formation : Press Eco questionne la décentralisation au Cameroun

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L’association des journalistes économiques a organisé un séminaire sur le sujet la semaine dernière à Yaoundé.

« Décentralisation : quels défis politiques et quels enjeux économiques ? » Tel est le thème, qui a animé les échanges jeudi et vendredi derniers à la Fondation Friedrich Ebert de Yaoundé, entre les spécialistes et les journalistes économiques du Cameroun. Les échanges ont reflété l’image que l’opinion publique se fait de la décentralisation telle que menée au Cameroun, à une vitesse de sénateur, truffée de beaucoup d’embûches.

Pour animer la session, des spécialistes tels le Professeur Cosmas Cheka, qui maîtrise au bout des doigts l’histoire du concept de la décentralisation, son évolution et sa mise en œuvre en contexte camerounais ; l’expert en développement local Flaubert Djateng et le Professeur Viviane Ondoua Biwole, experte en gouvernance publique. Le premier éclair est venu de l’exposé du Professeur Cosmas Cheka. Bien qu’il se soit exprimé en anglais pour une assistance en majorité francophone, les « élèves d’un jour » semblent avoir entièrement saisi son cours à en croire les échanges qui ont suivi. Et comment ne pas relever les éclairages de Flaubert Djateng chaque fois qu’il a été sollicité, outre son enseignement.

Les journalistes économiques ont semblé se retrouvé à « the place to be » avec le Professeur Viviane Ondoua Biwole au point où, au deuxième jour, il a fallu l’intervention du modérateur Gemnda Buinda pour arrêter les échanges que personne ne souhaitait voir s’achever. Un sujet sur le transfert des compétences et la gestion des ressources humaines ne peut être qu’un débat interminable entre les journalistes – hommes de terrain – et les universitaires, en charge de réfléchir sur les principes.

Même les confrères venus d’autres régions ne semblaient plus presser le pas. « Nous allons travailler pour un journalisme de qualité. J’espère qu’on va se retrouver bientôt », a espéré le president de Press Eco, François Bambou. La première satisfaction viendra de Flaubert Djateng pour qui, « si la même chose en termes de formation était faite dans les autres secteurs, il y aurait moins de problèmes. Car, le journalisme est la quatrième pouvoir. Si vous faites un tir groupé sur le sujet, cela pourrait se ressentir », a souhaité Flaubert Djateng, l’un des experts.

Liz laure Nlend

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