Commerce : Le Cameroun manque le rendez-vous de l’Agoa

0
459

Voici venu le temps pour les petites et moyennes entreprises de s’auto-évaluer afin d’identifier leurs forces et leurs points faibles dans ce Septennat placé sous le signe des grandes opportunités. Le vaste marché américain leurs est ouvert. Le rendez-vous était cette année, en Côte d’Ivoire.

En cette année 2019, les petites et moyennes entreprises (PMEs) entrent dans une nouvelle phase de leur déploiement économique. Hasard de calendrier ou pas, toujours est-il que le monde des affaires s’offre à elles : les grandes opportunités.

Elles viennent effectivement de prendre part à la foire qui les regroupent tous les deux ans dans l’optique de présenter les innovations à Yaoundé, capitale camerounaise. Elles avaient à leurs côtés, les grandes entreprises qui en ont profité pour prendre part à une autre édition de Promote. Sauf que, dans les prochains jours, c’est la Côte d’Ivoire qui se prépare à recevoir les PMEs camerounaises dans l’optique de remobiliser un secteur qui porte aujourd’hui la plus part des économies dans le monde. A ce propos, il est utile de rappeler qu’en 2000, les Etats Unis d’Amérique se sont accordés avec l’Afrique pour lui faciliter l’accès à un gigantesque marché qui continue de présenter de nombreuses opportunités d’affaires.

Cependant, à ce jour, l’accord qui lie l’Afrique aux Etats-Unis reste encore mal valorisé par les petits producteurs locaux. Cette situation prévaut depuis plusieurs années, selon les spécialistes de la question. Or, à travers l’accord AGOA (African growth opportunity Act) signé entre ces deux gros marchés dans le monde, il est possible pour les PMEs de tirer d’immense bénéfices avec le démantèlement des barrières douanières, pour certains produits, à l’instar du textile.

Pour le Cameroun, comme pour le reste des pays africains, cet accord est surtout destiné aux petits entrepreneurs qui ont accès à près de 785 millions de consommateurs. Les petites entreprises locales camerounaises sont de ce fait invitées à faire découvrir leurs savoir-faire. Elles peuvent valoriser des produits exotiques tels que le manioc (sous toutes ses formes), le piment séché, la mangue et autres produits organiques. Dans le même temps, l’industrie textile (confection, fibres, textiles) donne l’opportunité de mobiliser d’importantes ressources financières.

Le pari de la croissance

Le 5 décembre 2018 justement, près de 30 PMes camerounaises ont été mises à niveau en ce qui concerne l’étiquetage, la livraison continue des produits et autre mise à disposition des points de ventes. Il est ressorti des travaux d’une journée portant loi sur la Croissance et les Opportunités de Développement en Afrique (AGOA), que les principaux secteurs que sont le textile et l’agroalimentaire dans le cadre de l’import/export, doivent travailler à se conformer aux normes AGOA. Au terme de ce processus, il leurs a été indiquer que les productions nationales pourraient avoir un plus large accès aux marchés Sud-américains qui ont des caractéristiques quasi similaires à celles des USA.

Les experts de la Chambre de commerce et d’industrie du Cameroun ont tenu à expliquer que les produits camerounais peuvent également bénéficier des avantages offerts par la norme NASDAQ. Cette norme ouvre en perspective les portes des marchés nigérians qui est l’un des géants de l’économie africaine et mondiale au regard des près de 140 millions d’habitants qui constituent la population de ce pays frontalier au Cameroun par l’Ouest.

Les PMEs qui prenaient part aux travaux, ont été appuyées par l’African women enterpreuneurship program, section du Cameroun (Awep Cameroon), avec le soutien de l’American chamber of commerce in Cameroon (AMCHAM) et de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et d’Artisanat du Cameroun (CCIMA), travaillent de concert dans ce sens. L’institution qui regroupe les opérateurs camerounais locaux, a annoncé la mise sur pied d’un showroom et une coopérative pour plus de visibilité destinés aux les petits producteurs.

Caroline Sack Kendem, la présidente d’AWEP a, à cette occasion, indiqué qu’il s’agit d’un accompagnement pour les petits producteurs. En établissant une plate-forme entre les PMEs, Olivier Dimala de la CCIMA a vu l’occasion pour les entrepreneurs de mobiliser les outils mis à leur disposition.

En perspective, il convient de souligner que la prochaine rencontre AGOA se tiendra en Côte d’ivoire, en Juillet 2019. D’aucuns y ont vu un signe positif bien au-delà de la crise politique qui a récemment connu des évolutions dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest. Il a d’ailleurs réussi à relever son économie. Il est même passé à nouveau devant le Cameroun, selon certains indicateurs.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici