Cameroun : Célestine Ketcha Courtès ou un nouveau challenge à la SIC comme PCA

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Au sortir des assises du conseil d’administration du 20 août 2019, la ministre du Développement urbain et de l’Habitat été portée à la tête du conseil d’administration de la Société immobilière du Cameroun (SIC). Sa mission : impulser une nouvelle dynamique dans la politique du logement social mise en œuvre par les pouvoirs publics, écrit La Flèche d’Afrique

Nommée le 9 janvier dernier, au cours d’un remaniement ministériel post électoral, le portefeuille de l’actuel ministre du Développement urbain et de l’Habitat s’alourdit. En plus de ses fonctions de Minduh, Célestine Ketcha Courtès a reçu une nouvelle promotion. Elle cumule désormais son poste avec celui de Présidente du Conseil d’administration de la Société immobilière du Cameroun (SIC).

Elle remplace à ce poste de PCA de la SIC, son prédécesseur Jean Claude Mbwentchou. De manière stratégique, la volonté d’acquérir un logement dans les maisons de l’État passe désormais par le quitus de la hiérarchie entière du Minhdu. Cette double nomination apparait comme une récompense pour les efforts fournis par Célestine Ketcha Courtès et le secrétaire général de son ministère promu directeur général, afin de résoudre l’épineux problème de logement décent des camerounais.

En huit mois, la native du Ndé aurait prouvé au président camerounais que ce dernier n’a pas eu tort de lui faire confiance. Et à bien d’égards, cette nomination apparait comme un nouveau challenge pour l’ancienne maire de Bangangté. En effet,la nouvelle PCA plutôt bien les difficultés de la SIC, ainsi que les défis à relever pour remettre à flot cette société parapublique. Elle qui a procédé il y a quelques jours encore, à la rétrocession des clés des appartements sociaux construits à Olembe.

La SIC est en chute libre d’un point de vue économique depuis de nombreuses années. Elle ne fait plus aucun bénéfice, la gestion des camps Sic est calamiteuse, les comptes sont dit-on, déficitaires au terme de chaque exercice depuis 2015. Les prévisions des anciens dirigeants de la SIC, année après année, ne sont jamais satisfaites ne serait-ce qu’à 50% de son budget. C’est une évidence que d’affirmer que la SIC a encore du mal à remplir ses missions vis-à-vis des Camerounais, dont la principale est de mettre à la disposition des citoyens, des logements sociaux, à coût raisonnable.

Aux logements sociaux existants qui sont en état de délabrement avancé s’ajoute un déficit en entretien. Bien plus, la SIC a de plus en plus de mal à entretenir son parc immobilier.

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