Cf Atonfack Guemo : « Républicains et Patriotes, pensons le Cameroun autrement »

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Dans Honneur et Fidélité du 2 novembre dernier, le chef de la Division de la Communication (Divcom) au ministère de la Défense, dans un éditorial poignant, revient sur la place de la place de la guerre à travers les médias. Il s’agit, écrit-il par exemple, de diaboliser l’adversaire, surtout la victime, jusque dans ses moindres faits et gestes.

« L’image que les médias dominants locaux et internationaux donnent de la guerre, est celle du fracas des armes lors de bombardements plus ou moins massifs ; l’image de batailles épiques avec d’énormes pertes d’un côté ou de l’autre. En plus de légitimer l’entrée en guerre d’un protagoniste, ou le fait pour celui-ci de susciter une guerre par procuration, ces faits d’armes sont martelés à longueur de journée, toujours agrémentés de récits où le fantastique le dispute au fantasque et au sordide, toujours accompagnés d’analyses empiriques,

partisanes, dichotomiques, manichéennes. Récits et analyses mettent en exergue soit l’avance technologique, soit la puissance des armements, soit encore le savoir-faire et l’héroïsme des vainqueurs, soit à contrario, l’amateurisme et la barbarie des moins forts. Il s’agit ici de diaboliser l’adversaire, surtout la victime, jusque dans ses moindres faits et gestes. Il s’agit de lui imputer des incidents létaux qui même involontaires, ne seront jamais des dommages collatéraux, mais des crimes contre l’humanité. Et même, l’on ira jusqu’à lui prêter les intentions les plus machiavéliques, à l’instar des velléités d’épuration ethnique, lorsqu’il n’est pas fait allusion au génocide.

Ce qu’il faudrait savoir, c’est qu’en arrière-plan de ce flot d’informations soigneusement calibrées, se profile le dessein d’impressionner l’opinion, de la désolidariser des adversaires déclarés ou potentiels, et si possible, de paralyser les moyens de défense adverses. Le spectre de notre psychisme est ainsi devenu un champ de bataille, dont la maîtrise des déterminants peut s’avérer décisif dans l’orientation du cours des événements. Tel est d’ailleurs le cas. Mais tant qu’à faire, la grosse imposture médiatique n’est pas irrésistible.

La meilleure des parades au délitement de notre moral reste et demeure la préparation de tous les citoyens, par le biais de l’éducation, l’instruction et surtout, par le canal de l’information, le but étant de susciter et endurcir leur conviction dans la justesse de la cause défendue. La hiérarchie militaire à tous les niveaux est parfaitement consciente des enjeux de cette guerre par médias interposés.

Au fait, émettre les directives que commande l’évolution de la situation sur le terrain ne suffit plus, encore moins, une communication épistolaire et impersonnelle. Les récentes descentes sur le terrain du ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, et les contrôles opérationnels du Général de Corps d’Armée, chef d’Etat-major des Armées, sont à inscrire dans le registre de la communication présentielle.

Car pour véritablement mettre les hommes en confiance, rien ne remplace le contact physique et l’échange verbal, seuls à même de réduire la déformation des perceptions. Qui plus est, seuls le contact physique et l’échange verbal sont à même d’effacer la distance passablement suspicieuse qui s’établit instinctivement entre le supérieur et son subordonné. En son temps déjà, un illustre ancien disait, et je cite : « la meilleure façon de commander est de se placer non pas au-dessus de ses hommes, mais au milieu d’eux ».

Les communicants du ministère de la Défense ont eux aussi, pris la pleine mesure de la situation. Présents et actifs sur tous les supports disponibles, ces militaires et civils au patriotisme bien trempé ne cessent par ailleurs, d’affiner leurs connaissances de la guerre médiatique, afin de vous apporter la vérité, et rien que la vérité sur les faits, les gestes et les intentions de l’Armée camerounaise, républicaine, professionnelle et humaine. Une Armée camerounaise gardienne du territoire et des Institutions, une Armée camerounaise vaillante, une Armée camerounaise creuset de l’Unité nationale.

Extrait de « Honneur et Fidélité »

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