Cameroun : Y a-t-il une campagne du Gicam et de la SABC contre le DG des Impôts Modeste Mopa Fatoing?

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Voici un texte, sorte de tribune libre qui circule dans les réseaux sociaux depuis hier au Cameroun, à la suite d’un conflit ouvert entre le Gicam et la Direction générale des Impôts. Le Président du Gicam Célestin Tawamba avait écrit au chef de l’Etat pour s’insurger contre la rigueur du fisc camerounais. Un tir groupé de la presse, visiblement bien orchestré, avait accompagné cette plainte, avant que le Ministre des Finances ne vienne calmer le jeu. Ce texte vise à démontrer comment tout a été bien orchestré pour ouvrir le feu sur le jeune Dg des Impôts.

« De Tailly, Tawamba, Mireille Fomekong, Godong, Rodrigue Soffo, Dougueli… premier épisode du scandale Gicam-Sabc-Dgi.  Qu’on ne mène pas les camerounais en bateau. Ils doivent savoir que le milliardaire Célestin Tawamba, patron des patrons, a construit sa fortune sur le dos du Fisc. Ceux qui le connaissent bien savent qu’il a commencé à palper le milliard du temps où Abah Abah était directeur des Impôts. Sa méthode ? Celle d’un élégant gangster. Vous devez 20 milliards au Fisc ? Contre 2 à 3 milliards, Célestin vous faisait payer 10 milliards et tout le monde il était content. Excepté bien sûr le trésor public ! Vous devez 5 milliards au Fisc ? Contre 600 millions, Tawamba vous faisait payer 2 milliards et tout le monde il était content. Il partageait avec Abah Abah, les milliards de la médiation. On ne saura jamais la proportion.

Vous comprendrez alors pourquoi les mauvaises langues ont toujours pensé que ses entreprises, Pasta, Cinpharm et autres, appartenaient à Polycarpe… Avec les successeurs de Abah, Tawamba n’a pas eu de gros soucis. Il a continué à encaisser ses milliards et à mener un train de vie princier. Jusqu’à l’arrivée du Toupouri.

L’actuel DGI le connaît trop bien. Chef de la Division de la Législation, il avait déjà, contre son gré et sous les instructions de sa hiérarchie, contribué à la fortune de Tawamba. Le petit Toupouri va donc mettre un terme à la maffia du propriétaire de Pasta, qui ne connaît de bénéfice que celui prélevé sur le Fisc.

Tawamba multiplie les démarches pour mettre dans sa poche le jeune homme comme l’attestent des témoignages et des documents incontestables. Niet ! Les années passent et les comptes de Tawamba s’assèchent. De Tailly, DG de la SABC va lui offrir une occasion de rebondir. Un pont en or. Contre 5 milliards, il a pour mission de ramener une dette fiscale de 40 milliards à 11 ! Tawamba va déployer des trésors de génie, recourir à des intermédiaires aussi sérieux que sulfureux. En vain ! Mopa lui oppose une fin de non-recevoir. Encore une fois ! Une de trop !

Tawamba et Emmanuel De Tailly décident alors de passer à l’attaque. De Tailly débloquera les millions de la campagne de presse, le président du Gicam se chargeant de sa mise à mort. Quelques petites mains, prêtre de la vertu le jour et mafiosi la nuit, sont activées : Pierre Nka, Rodrigue Soffo, Serge Alain Godong, Hervé Nkom, Alaka, Denis Nkwebo…

Et un internaute de réagir sur les mêmes réseaux sociaux : « J’espère que vos sources sont crédibles. Il y a des incongruités dans ce récit. Si le président du Gicam à certaines pratiques, il est ni le premier, ni le dernier. Beaucoup d’hommes d’affaires camerounais ont bâti leur fortune sur le dos du contribuable. Certains continuent à se cacher derrière la politique pour ne pas tomber sur le coup des redressements. Qu’on se mette à vouloir faire porter le chapeau à certains confrères ne relève pas à mon sens de l’éthique et de la déontologie. Je pourrais dire, écrire même des livres sur certaines pratiques. Mais est-ce que le journaliste doit tout dire ? Doit tout écrire ? Le DGI sait sur quel terrain il danse. Il bénéficie aussi des expériences de ses aînés. »

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