Cameroun : Voici pourquoi Paul Biya n’était pas à la Ticad au Japon

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Le journal La Nouvelle de Jacques Blaise Mvié semble bien savoir pourquoi le chef de l’Etat camerounais n’a pas fait le déplacement de l’Empire du Soleil Levant comme plusieurs de ses homologues.

Le président Paul Biya devait prendre part à la 7ème édition de la Ticad qui s’est tenue à Tokyo au Japon du 28 au 30 août dernier. Une mission avancée était même déjà sur place pour préparer le terrain avant l’arrivée du chef de l’Etat camerounais. L’aéronef affrété à l’occasion était même déjà stationné à l’aéroport international de Nsimalen. Mais à la dernière minute, le président Paul Biya a délibérément choisi de se faire représenter par le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella.

Une thèse qui fait florès sur les réseaux sociaux affirme, péremptoire, que le président Paul Biya aurait reporté son voyage à la dernière minute pour ne plus avoir à affronter les éléments de la Bas dont la plupart, venant des différents pays européens et américains ont effectué le voyage de Tokyo pour y attendre le président camerounais. Une thèse qui, tout le long de la semaine dernière, a donné l’occasion à de nombreuses mauvaises langues de pouvoir argumenter sous les chaumières et les salons huppées de la capitale.

Pourtant la légèreté d’une telle thèse n’est que trop évidente quand on  sait que la sécurité d’un chef d’Etat hors de son pays est entièrement assurée par le pays hôte. Ceci, selon les veilles conventions qui régissent depuis des lustres les relations internationales. Mais qu’est ce qui s’est réellement passé ?

Selon nos sources, le plan de vol entre Yaoundé et Tokyo prévoyait une durée de vol de 17h, avec plusieurs escales pour le ravitaillement de l’aéronef en carburant et autres. Pour ce faire, 2 options étaient envisagées. Soit partir de Yaoundé et faire escale à Paris ou à Genève, pour mettre le cap sur Tokyo un ou deux jours après. Soit passer par Addis-Abeba, pour faire escale à Beijing ou Shanghai, avant de gagner Tokyo, après une brève escale à Séoul en Corée du Sud.

Nos sources vont nous indiquer que, contrairement à ce qui circule sur les réseaux sociaux, ce plan de vol va plutôt se heurter à la réticence des autorités françaises et helvétiques qui, se rappelant des incidents entre la Bas et la garde rapprochée du président Paul Biya lors de son dernier séjour à Genève, n’auraient pas manifesté trop d’engouement à accueillir sur leurs sols respectifs la délégation camerounaise.

Ne serait-ce que pour une brève escale de quelques heures… Une  version des faits battue en brèche par d’autres sources proches des milieux du pouvoir de Yaoundé. Celles-ci assurent, en effet que, trop soucieux de ce qui va se passer dans les 2 régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lors de la rentrée scolaire de cette année, le président Paul Biya n’aurait pas voulu s’éloigner de Yaoundé.

Ce d’autant plus que les leaders sécessionnistes annoncent lors de celles-ci, 2 semaines de « villes mortes », synonymes de violence et d’insécurité.

Désamour

Seulement, si cette deuxième version semble plus faire l’unanimité dans l’opinion, la première ne manque pas de grain de sel pour susciter des commentaires. De l’écume de ces nombreux commentaires, on apprend que, pour se vider de sa colère d’homme d’Etat humilié lors de son dernier séjour après les incidents ayant opposé sa garde rapprochée à la

Bas, le président Paul Biya aurait juré en petits comités de ne plus mettre ses pieds à Genève.

Connu pour être réfractaire à ce surprenant manque du respect de la légalité et des conventions internationales, pour ces commentateurs très prolixes, le président Paul Biya n’aurait pas particulièrement apprécié cet attentisme des autorités helvétiques qui avait frisé, sur tous les plans, la complaisance et la complicité. Bien évidemment, le président camerounais qui n’a pas fait le moindre commentaire public sur ces incidents de Genève depuis son retour au Cameroun, aurait bien des raisons, pour eux, de bouder toutes ces destinations françaises et helvétiques à hauts risques, sans toutefois accorder trop d’importance à… Lire la Suite dans le journal

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