Cameroun : Voici les charges sur Mebe Ngo’o et ses ‘’complices’’ au TCS

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Incarcérés à la prison centrale de Kondengui depuis le 8 mars 2019, le juge d’instruction Jean Betea a déterminé les charges de tous les coaccusés d’Edgard Alain Mebe Ngo’o, ancien ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef). Les regards des uns et des autres sont désormais tournés vers le Tribunal criminel spécial (Tcs).

Par La Nouvelle

Tentative de manipulation ? La question mérite certainement d’être posée lorsqu’on se souvient qu’il n’y a pas longtemps, certains médias suscitèrent le débat autour de l’incarcération de l’ancien ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo’o. Ainsi que certains de ses complices présumés dont Maxime Léonard Mbangue, né le 27 novembre 1968 à Sangmelima, inspecteur principal du Trésor, ancien conseiller technique au ministère de la Défense ; le lieutenant-colonel Ghislain Mboutou Elle, né le 28 juillet 1968 à Sangmelima, chef de secrétariat militaire adjoint sous Mebe Ngo’o ; de Victor Emmanuel Menye, né le 26 juillet 1955 à Eves (Ma’an), ex-directeur général adjoint de la Scb-Cameroun et de Bernadette Minla Nkoulou, épouse Mebe Ngo’o, née le 15 décembre 1961 à Ebolowa.

En parcourant les 75 pages de l’ordonnance de non-lieu partiel et de renvoi devant le Tribunal criminel spécial de ce qu’il convient désormais d’appeler l’affaire Mebe Ngo’o, de nombreux observateurs estiment que le juge d’instruction, Jean Betea, aura pris tout son temps pour tenter de démêler les écheveaux de cette rocambolesque affaire de détournement des fonds publics présumés à l’époque de Mebe Ngo’o au Mindef. Et à ce propos, il convient de faire un bref survol chronologique des faits tel que relatés devant le juge d’instruction, pour tenter comprendre les ressorts qui semblent soutenir cette affaire.

Ainsi, pour la petite histoire, l’on se rappelle aujourd’hui que tout commence le 13 août 2018, lorsque dans son rapport N°3566/18/Anif/D, le directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (Anif) signale que dans la période allant de 2009 à 2015, l’ancien Mindef, Edgard Alain Abraham Mebe Ngo’o et son épouse Mebe Ngo’o née Minla Nkoulou Bernadette, assistante administrative à la société nationale d’électricité Enéo, se sont faits ouvrir plusieurs comptes dans différents établissements de crédit. Lesdits comptes à en croire les fins limiers de l’Anif, vont enregistrer de nombreux mouvements de fonds sans lien avec les revenus de leurs activités respectives proprement parlant. L’Anif, après enquêtes, parvient alors à la conclusion qu’une partie de ces importantes sommes d’argent proviendraient des rétro-commissions versées par la société Mag Force international, une entreprise de droit français ayant son siège social à Saint-Denis 93300 Aubervilliers, Paris et dont le principal dirigeant est Robert Franchitti. Et ce, jusqu’en novembre 2014, date à laquelle François Gontier lui succède à la tête de cette société qui dispose d’une filiale en Belgique dénommée Mag Force Be.

*La Suite en kiosque ce lundi

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