Cameroun : Une autonomie effective pour la décentralisation et le développement local

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Pour de nombreux observateurs qui tiennent à l’unité du Cameroun, l’une des solutions à la crise sécuritaire qui sévit depuis plus de 3 ans dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, c’est l’application stricte de la Constitution qui prévoit en effet la mise en place d’un cadre propice de développement local.

Source : La Nouvelle

En scrutant de près la composition de la commission N°8 (Décentralisation et développement local), on se rend compte d’emblée que le choix de ses principaux membres est loin d’être un fait de hasard. A commencer par son président, Philip Ngwese Ngole, natif du département de Koupé Manengouba, dans la région du Sud-Ouest. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) d’où il en sort administrateur civil, il est titulaire d’un doctorat d’Etat en droit public.

Ce fils du Koupé Manengouba qui a présidé la commission N°8 a roulé sa bosse dans l’administration camerounaise comme enseignant dans plusieurs grandes écoles (Enam, Ecole nationale supérieure des travaux publics (Enstp), faculté des sciences juridiques et politiques des universités de Yaoundé, Dschang et Ngaoundéré). Cette riche carrière dans la haute administration sera couronnée par son entrée au gouvernement comme ministre des Forêts et de la Faune (2011- 2018).

Par ailleurs, pour plusieurs observateurs pointilleux, la présence du professeur agrégé Charles Etienne Lekene Donfack dans la commission N°8 (Décentralisation et développement local) mérite qu’on s’y attarde davantage et constitue même tout un symbole. Fin connaisseur des questions du développement des communes (ancien député à l’Assemblée nationale, ancien conseiller municipal de la commune de Dschang), au plan théorique, les principaux travaux scientifiques de l’ancien ministre d’Etat en charges des villes en droit constitutionnel portent sur le fédéralisme camerounais. Et ce, dans une thèse en vue de l’obtention E d’un doctorat d’Etat brillamment soutenue en 1979.

Une thèse qui fait office de référence aujourd’hui sur l’échec du fédéralisme camerounais. Plus près de nous encore, les différentes propositions relatives au nombre d’Etat dans un système fédéral s’inspirent abondamment de l’article prémonitoire de cet éminent agrégé sur le Renouveau de la question fédérale publié en 1998. La commission décentralisation et développement local avait de la matière grise…

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Pour ce qui est d’Abouemà Tchoyi, plusieurs fois gouverneur dans les régions du Nord-Ouest et Flambeau Ngayap (homme politique émérite de l’Undp, membre du Sénat qui représente constitutionnellement les collectivités territoriales décentralisées.

Le sénateur Charles Mbella Moki, ancien maire de Buea, dans le Noso ne pouvait qu’apporter son expertise d’homme de terrain dans la commission N°8 (Décentralisation et développement local). Cette commission avait pour personnalités ressources le ministre Georges Obam, cheville ouvrière de la décentralisation dans le gouvernement, Philippe Mbarga Mboa, ministre chargé de mission à la présidence qui a une bonne maitrise des problèmes des communes en tant qu’élite respectée et respectable du département du Mfoundi, siège des institutions républicaines. […]

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