Cameroun : Un autre député, Gaston Komba, écarté de la route de l’Assemblée nationale

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C’est le désarroi et la désolation dans la plupart des foyers dans le département du Nkam. Pour cause celui qui est depuis plus d’une décennie le porte flambeau du Rdpc dans ce département aurait été écarté par force de la compétition par le Président de la commission départementale Titi Pierre.

Source : Afrique Performance

De Nkondjock à Yabassi en passant par les deux rives du fleuve Makombé, on en parle et les populations se demandent bien qu’est-ce qui va se passer maintenant ou si le président national son excellence Paul Biya va laisser passer ce genre d’imposture forcément orchestré à ciel ouvert par les ennemis de la république. Les populations sont ahuries du fait que de nombreuses personnalités ont été mises à contribution pour évincer le député sortant Komba Gaston. Le plus étonnant serait l’entrée en scène du nouveau préfet du Nkam qui aurait été soudoyé ainsi, que certains chefs traditionnels qui auraient encaissés la bagatelle somme de 500 milles FCFA. En somme il faut le dire aux camerounais, qu’à Yabassi, les  recommandations du chef de l’état ont été carrément violées.

Absence de démocratie

Selon des sources dignes de foi, la commission départementale présidée par le Ministre délégué Pierre Titi a connu une augmentation de

six personnes intruses en son sein. Ces derniers avaient contre toute attente, le droit de vote. De plus, le président de la commission qui ne devrait pas exercer le droit de vote lui-même, du fait de sa neutralité, s’est retrouvé entrain de voter mais là, il faut le dire, contre celui qu’il estime très peu. Pour Titi Pierre, il fallait mettre les petits plats dans les grands pour rafler la mise et écarter même par la force le frère ennemi

Komba Gaston au profit de son affidé Samuel Moth, son secrétaire particulier de toujours aujourd’hui bien récompensé.

Par ailleurs, il ne serait pas superflu de s’interroger sur la présence des forces de l’ordre, des représentants de l’administration à l’instar du préfet nouvellement affecté sur les lieux et sous- préfet, et enfin, du retard accusé par les concurrents et leurs dossiers arrivés au-delà de 18H à la commission qui elle à son tour s’est retrouvée sciemment entrain de siéger au-delà de 19h 30. Sur ces derniers faits, le suppléant de SAMUEL Moth aurait été aperçu dans un cyber café de la place en train de se battre pour compléter son dossier au-delà de l’heure requise.

Un huissier a d’ailleurs pris le soin de constater tous ces abus de ce jour sur place, les arrivées des uns et des autres au-delà de l’heure requise.

Paul Biya le président national, dans sa volonté de faire émerger son parti face à une opposition de plus en plus offensive a fait des recommandations dans le sens d’arrimer le choix du parti à celui des populations. Mais que zut ! il a été purement et simplement abusé par les siens obnubilés qu’ils le sont tous par leur ego.

L’avenir du parti ne leur dit rien. Ça c’est le problème du chef. Et la situation du département du Nkam est par ce fait scandaleux devenue très délicate aujourd’hui. Les populations se sentent désabusées et jurent rejoindre les rangs de l’opposition si leur poulain n’est pas réhabilité. Pour eux, le président Biya doit devoir faire quelque chose dans ce sens et mettre fin à ce genre d’imposture. Entre temps l’Upc, et surtout les cabralistes qui semblent avoir le vent en poupe sont aux aguets.

Du côté de Yaoundé et de l’assemblée nationale comme de l’hôtel des députés, c’est la consternation générale. Et on s’interroge : comment ne peut-on pas protéger certaines personnes dont on connait l’apport au sein de l’auguste chambre ? Ces dernières années, la vie parlementaire a connu son sommet et son innovation avec l’apport des idées novatrices de l’honorable Gaston Komba. Il faut de voir le dire sans ambages : il est le coordonnateur du REPAEJ, le réseau parlementaire pour l’entreprenariat jeune, et l’initiateur de la caravane parlementaire agropastorale de soutien à l’entrepreneur camerounais en lui redonnant sa place de choix et de pilier central de la nation. Et comme lui, depuis une vingtaine d’année, dans cette auguste chambre, il n’y a pas eu son pareil. Nombreux sont ceux de ses ex-camarades députés qui disent attendre de voir comment le Président National le lâcherait.

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