Cameroun : UBA invalide la carte webinaire d’un présumé prédateur sexuel

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Le magazine Wanda parle sans étonnement dans une récente publication de cette actualité dans la banque du milliardaire nigérian Tony Elumelu (en photo).

Par Le Courrier

Alors que l’entrepreneuriat féminin a le vent en poupe, la banque UBA a pris l’initiative louable de programmer ce jeudi 30 juillet 2020, un webinaire en ligne adressé aux femmes sur la plateforme Zoom, intitulé Masterclass UBA Ladies. Le thème : entrepreneuriat féminin, comment identifier mon potentiel dans les affaires? Si jusque-là tout allait bien, il a malheureusement fallu qu’un certain visage soit adossé à l’affiche promouvant le programme, celui de la personnalité désignée pour animer la Masterclass à l’instar de Benjamin Nwall. Entrepreneur camerounais fondateur de Bliss Sarl, une entreprise spécialisée dans le conseil, la formation et la transformation des ressources humaines, Benjamin Nwall a travaillé dans des entreprises telles que Guinness Cameroun, Pectem Cameroon Company, Uba ou encore Addax Petroleum Cameroon Company, et qui aurait une certaine proximité avec Marguerite Fonkwen Directeur General Adjoint de UBA. Mais un point noir ponctuerait son CV, celui d’avoir été limogé d’un de ses précédents emplois pour cause de harcèlements sexuels présumés.

C’est cette sombre affaire qui a fait sortir de ses gongs Vanessa Azar, créatrice et blogueuse d’origine camerounaise Head Manager L’Oréal Luxe West Africa et basée à Lagos au Nigeria. Défendant les droits des femmes, elle s’est fermement opposée à ce que Benjamin Nwall, qualifié de « Prédateur sexuel », soit à l’affiche d’un webinaire sur l’entrepreneuriat féminin. Dans un post cinglant sur son compte Instagram, elle n’a pas caché sa colère : « Vous aimez donner du fil à retordre aux gens ! À l’heure où je suis censée célébrer l’International Lipstick Day ainsi que déployer les opérations mises en place par mes marques afin de magnifier la beauté de la femme en ce jour, je dois m’occuper de dénoncer ce qui initialement apparaissait comme un choix “accidentel” de communication.

En effet, je tombe sur une affiche proposant une Masterclass intitulée “UBA ladies” afin de parler de l’entrepreneuriat féminin. À ma grande surprise, un homme à l’affiche : Benjamin Nwall. Fort amusée et pensant que je ne poste qu’un nombrilisme patriarcal dans le milieu professionnel, je suis soudainement assaillie de messages dénonciateurs des procédés et vices présumés de votre hôte… ou devrais-je dire prédateur sexuel publiquement réputé… S’il est vrai que chacun dans son domaine de compétence, j’ai cependant quelques remarques : Je sais que chacun aime positionner son ami quelque part pour le “mangement” comme on dit au pays mais : n’y avait-il aucune femme chef d’entreprise qui puisse prendre ce pôle ?

De plus, quel est ce manque de discernement que de mettre un homme précédemment limogé pour causes supposées de harcèlements sexuels à la tête d’un atelier pour femmes ? Enfin, une entité comme la vôtre gagnerait à ne pas s’associer à de tels profils honteux et compromettants ! Vous avez bien trop à perdre en cautionnant cela ! Par conséquent, je vous saurai gré de bien vouloir retirer Benjamin Nwall de votre programme au nom du réel intérêt que vous portez aux chefs d’entreprises (ou femmes qui se lancent). Un coup de gueule accueilli avec joie par la communauté féminine qui a rapidement porté ses fruits. En effet, la Banque UBA, disant « avoir compris », a rectifié le tir en désignant une remplaçante à Benjamin Nwall : Viviane Tago, consultante, formatrice et coach d’entreprise, Directrice Générale du Cabinet Dtochs Group Cameroun.

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