Cameroun – Téléprocédures : La DGI accélère la sécurisation des recettes fiscales à Soa

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La ville universitaire a accueilli mercredi dernier la caravane de sensibilisation et d’implémentation sur la dématérialisation das le secteur fiscal.

Hôtel de ville de Soa. Cité universitaire à une vingtaine de kilomètres de Yaoundé. Le bâtiment qui date de 1955 n’affiche plus belle allure, à côté d’un bâtiment futuriste, Place Eloumdene Prosper, qui abritera bientôt les services de la mairie. Mais, cette bâtisse a été très sollicitée mercredi dernier dans le cadre de la sensibilisation des contribuables aux téléprocédures en vigueur dans le secteur des impôts d’une part et d’autre part, la poursuite de l’imprégnation des collaborateurs de la Direction générale des Impôts (DGI) à ces techniques modernes.

Le Sous-préfet de la localité Mva Ebeme et le maire de la commune Essama Embolo ont quasiment déroulé le tapis rouge à l’équipe conduite par la DAG de la DGI, Thérèse Dzozong, représentante du directeur général Modeste Mopa Fatoing qu’accompagnait, entre autres, le chef du Centre régional des Impôts Centre Extérieur, Mme Bafong Armelle. Ladite équipe était quelques jours avant au lieudit Carrefour Nkoabang – sortie Est de Yaoundé – dans la commune de Nkol-Afamba et à Mfou, le chef-lieu de la Mefou et Afamba.

Avant le début de la formation, Mme le DAG de la DGI a expliqué les enjeux de la digitalisation des services de sa structure : « La finalité est d’éviter au maximum les contacts entre es collaborateurs des Impôts et les contribuables ». Ce qui induit l’économie de temps et d’argents pour les contribuables et l’assurance de voir leurs impôts et taxes payés au lieu de confier leur argent à des individus.

Autre avantage, cette fois pour la DGI, il est surtout question de sécuriser les recettes fiscales et de « lutter contre les mauvaises pratiques ». Elles sont nombreuses. Notamment le racket pour des services en principe gratuits, la rétention des fonds des contribuables avec promesses d’aller payer les services dédiés. « L’argent ne doit plus circuler dans les centres des Impôts », a conseillé la représentante du Dg des Impôts.

C’est dans cet élan que la formation a porté sur cinq modules. Notamment les nouveaux modes de paiement (par virement ou par la téléphonie mobile), les immatriculations en ligne, l’obtention de l’Attestation de Non Redevance ou les innovations de la loi des finances 2021. D’où l’importance de l’escale de Soa, qui compte de nombreux contribuables. C’est d’ailleurs au regard du caractère nouveau et de la complexité de la tâche que le maire de cette ville M. Essama Embolo a promis de trouver un espace dans son futur bâtiment afin que la DGI y installe une antenne pour ses services. Lequel espace servira sûrement d’installer la machine à timbrer ainsi que les jeunes qui continueront sûrement à aider les contribuables à s’arrimer la modernisation des services des Impôts.

Réalités

« Il est d’abord question de toucher du doigt les réalités du terrain puis, faciliter la compréhension des réformes aux collaborateurs locaux et aux collaborateurs », a expliqué la représentante du Dg des impôts. Cette réalité du terrain a été affichée par le maire et par quelques contribuables.

Pour M. Essama Embolo, le compte global de la commune au Trésor ne permet pas de savoir de manière détaillée la collecte des recettes fiscales effectuée par les services fiscaux. Pour certains contribuables, les multiples plateformes (sites internet) des Impôts ne les rassurent pas, tout comme les désagréments dus à la connexion internet ou à la disponibilité de l’énergie électrique. Des préoccupations, qui ont trouvé des débuts de réponses auprès des responsables de la DGI. L’on peut citer la dotation de certains centres divisionnaires des Impôts d’une autonomie en énergie électrique, de la connexion à la fibre optique ou de la dotation en Modem Internet afin que le service soit toujours connecté.

Pour la plateforme de la DGI, la représentante du DG a rassuré que le problème est désormais résolu et que le service sera désormais « rapide ». La caravane visant à intéresser les PME aux téléprocédures va se poursuivre. Une caravane entamée en 2015 avec les grandes entreprises. Une révolution de l’actuel DG des Impôts qui apparaît comme une pilule amère pour beaucoup de ses collaborateurs des CDI déjà habitués à palper les billets de banques des contribuables.

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