Cameroun – Téléphonie mobile : Orange Cameroun indexée de spolier ses clients

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Par Bertin Metsengue

Depuis quelque temps, une « Compagnie Française » officiant dans le secteur  pratique des taux d’intérêts illégaux sur les emprunts  de crédit des petits consommateurs. Ces taux d’intérêts oscillent entre  100% et 110%. Cette situation est subie par les pauvres consommateurs sous le regard des associations de consommateurs et même du régulateur sans lever le petit doigt.

Depuis plusieurs mois, déjà, la Compagnie Française de téléphonie mobile du Cameroun-CFTM a changé son tarifaire sans toutefois informer les consommateurs. Quand vous n’avez plus de crédit internet, et que vous voulez empruntez, il vous est proposé plusieurs options 90 méga à 200 FCFA ou encore 250 méga à 500 FCCFA au remboursement. Pourtant lorsque vous voulez acheter du crédit, 100 mégas coutent 100 FCFA et 600 mégas coutent 500 FCFA. Ces taux qui sont bien au-dessus du taux légalement autorisé par  l’autorité monétaire sous régionale,  la BEAC à savoir 2.5% sont pratiqués  par la compagnie téléphonique Française depuis plusieurs mois déjà.  Pourquoi certaines multinationales ont autant de zèle et foulent au pied les  lois du marché de certains pays africains ?

Le détournement se chiffre en centaine de million par mois

Le nombre d’abonnés  de CFTM  en 2018  avoisinait les 7.2 millions. En prenant seulement le 10ème concerné par cette situation par mois et  en supposant qu’ils font une fois cette opération même si cela est un phénomène qui se fait plusieurs fois par semaine. On aura pour le pack de 250 mégas un chiffre qui avoisine les  180 millions de FCFA par mois pris comme cela à ces pauvres consommateurs pour la plus part, des élèves, étudiants et petits commerçants. Pour le cas des étudiants, ils font les recherches dans les moteurs cybernétiques pour leurs études et leurs devoirs. Si ces jeunes gens doivent être dépouillés de la sorte ceci est inacceptable et doit être immédiatement porté à l’attention des autorités afin qu’un terme soit mis à ce détournement à ciel ouvert.

Qu’est-ce qui se fait ailleurs ?

Même si comparaison n’est pas raison, il a été donné de constater que cela est différent ailleurs. Une des compagnies concurrentes à la compagnie Française pratique des taux bien plus bas que cela. Pour 100 mégas que vous empruntez, vous payez au règlement 110 FCFA soit 10% même si cela reste toujours très élevé, mais le détournement est suffisamment faible que ce qui est fait dans la compagnie française. On peut donc se poser la question de qui régule ce secteur au Cameroun et où sont les associations des consommateurs qu’on voit la plus part de temps lorsque le gouvernement a souvent proposé d’augmenter le prix d’un produit quelconque ?

Les associations des consommateurs à la barre !

Les associations des consommateurs au Cameroun sont un business qui rapporte gros mais qui en clair n’aide pas à protéger le porte-monnaie et la qualité du produit que reçoit le consommateur. Ils sont souvent très flexibles au contact de ceux-là qui abusent des pauvres consommateurs. Ils savent qu’après le mécontentement des populations, c’est eux qui seront appelés à négocier une issue de sortie. Au cours des négociations beaucoup mettent souvent en avant leur intérêt égoïste au détriment de ceux des pauvres populations. De plus, ces associations n’ont aucun instrument de contrôle de la conformité ni des produits qu’on sert aux consommateurs ou encore des effets indésirables. Mais attendent souvent que ce soit une presse qui fasse le travail afin de se mettre en branle.

Pourquoi l’ART reste muette ?

C’est tout de même difficile de croire que les pouvoirs publics aient mis en place un organe de régulation de ce secteur et que de gros scandales de ce type se produisent sans que le régulateur ne cherche à voir un peu plus clair. Dans un même pays comme le Cameroun où il y a 04 compagnies de téléphonie mobile qu’une seule prenne la liberté de pratiquer des taux de crédit scandaleux sans que le régulateur n’y mette un terme. Réguler c’est veiller à ce que la concurrence soit saine et que le consommateur ne soit pas abusé. Dans le Cas présent, fort est de constater que l’Agence de Régulation des Télécommunications du pays a manqué à son engagement. Il serait donc temps de mettre un terme à ce scandale et cet enrichissement de ces multinationales sur le dos des pauvres petits consommateurs. « Le Cameroun n’est la chasse gardée d’aucune puissance »  disait  l’homme Providentiel. Cela ne peut pas en être autrement !

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