Cameroun: Séquestration imaginaire de Sismondi Barlev Bidjocka

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Sismondi Barlev Bidjocka n’a jamais été séquestré au cabinet du ministre de la Communication comme il le claironne à hue et à dia pour tenter de sauver sa face, aujourd’hui qu’il est accusé de pratiquer un nouveau genre du journalisme : le gangstérisme journalistique mâtiné par un populisme dégoutant. Voici le vrai film de ce qu’il convient d’appeler « le feuilleton Bidjocka ».

Par le journal La Nouvelle

« Mr Sismondi avant je vous écoutais avec plaisir. Vous avez fait trois sorties et vous avez véhiculé des informations mensongères. La dernière, c’est justement au sujet du Minsanté. Vous n’avez pas pris le temps de bien recouper les informations le concernant. Vous vous êtes engagés à le blanchir (…). En ce qui concerne le ministre Sadi, toi-même, tu le dis dans ton récit tu n’as pas encore en ta possession tous les éléments de preuve, mais tu tires déjà sur une personnalité. Moi je vous appréciais, mais vous êtes sortis de mon estime (…) »

C’est prononcé mardi dernier comme une sentence rendue par un juge, mais c’est plutôt une réaction de dépit d’une fidèle auditrice de Ris Fm, la chaine radio de notre confrère Sismondi Barlev Bidjocka. Complètement désappointée, celle-ci vient de suivre l’éditorial de notre confrère, lundi 3 août 2020, dans lequel il déroule pratiquement le tapis rouge au ministre de la Santé publique, Manouada Malachi. Fait à peine croyable (on est prié de ne pas s’esclaffer) : toute la semaine dernière, le brillant confrère aura diablement traité de tous les noms d’oiseau ce membre du gouvernement, ces derniers temps, sous les feux de la rampe depuis les récentes sorties du député du Sdf, Jean-Michel Nitcheu.

Et cette auditrice de Ris Fm d’ajouter : « Sismondi prend des gens pour des cons. Tu as été reçu vendredi par le Minsanté. J’ai en ma possession des enregistrements. Et toi-même tu as reconnu et tu déclares qu’on t’a induit en erreur. D’où sort ton post de ce matin ? » En fait, et c’est ce que veut dire en d’autres termes cette auditrice ayant requis l’anonymat, après avoir longuement canardé Manouada Malachi au sujet de la destination prise par les 4 000 sacs de riz en le traitant de voleur, de plaie, d’adepte de la mal gouvernance et de honte pour notre pays, ce dernier aurait reçu notre confrère vendredi le 31 juillet 2020 dans son cabinet. Et l’anecdote qui s’est dès lors emparée de l’histoire de cette rencontre, rapporte que notre confrère aurait à l’occasion décidé de retourner sa veste contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Vrai ou faux ?

Poser la question, c’est déjà y répondre. Car, on va observer que, contre toute attente, notre confrère va changer d’épaule, de meurtrière et d’objectif pour braquer sa mitrailleuse. Accusé d’avoir « déchargé il y a de cela 2 mois, la mirobolante somme de 8 milliards de Fcfa auprès du ministre de la Santé publique », c’est le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, qui reçoit la première rafale. S’ensuit le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, accusé lui aussi, d’avoir émargé pour la mirifique somme de 22 milliards de Fcfa. Sont également accusés dans la même foulée, Mme Mbah Acha née Fomundam Rose Ngwari, ministre délégué à la présidence chargé du Contrôle supérieur de l’Etat (2 milliards Fcfa) et Mme Madeleine Tchuenté, le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (2 milliards Fcfa). On l’aura très vite compris, tous ces membres du gouvernement, livrés ainsi à la vindicte populaire, ne vont pas naturellement déborder d’affection pour notre…

La suite en kiosque…..

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