Cameroun : Séparatistes anglophones et du Biafra au Nigeria s’allient

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Séparatistes camerounais et nigérians ont décidé de s’allier pour mener leurs actions de guérilla contre leurs pouvoirs nationaux respectifs. De fait, sous couvert de revendications politiques, ces bandes armées pillent, violent et assassinent les populations, tout comme Boko Haram.  

Source : Ecofin

Le groupe séparatiste dénommé « Ambazonia », dont les milices armées sévissent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, vient de formaliser une alliance avec le Biafra Nations Youth League (BNYL), un mouvement indépendantiste basé à l’Est du Nigéria. Selon le journal nigérian Vanguard, les nouvelles bases de collaboration entre ces deux entités ont été posées ce week-end dans la localité d’Enugu, capitale de l’État d’Enugu, dans le Sud-Est du Nigeria.

Selon le chef du BNYL, Princewill Chimezie, la nouvelle alliance vient « réorganiser » une collaboration existante depuis longtemps dans le but « de donner une voix plus forte à leur quête d’autodétermination ». Enow Arrey, président de l’Universal Negro Improvement Association (UNIA) dans l’état de Calabar Cross River, figurait parmi les représentants les séparatistes anglophones camerounais. « J’ai découvert que mes frères au Nigeria ont le même problème avec les gens du sud du Cameroun. Nous avons décidé que notre peuple doit être un peuple comme il était avant la colonisation », a-t-il déclaré.

Le contrat qui lie désormais les deux groupes met un accent sur les mécanismes d’autodéfense de ces mouvements sécessionnistes établis à l’Est du Nigeria et dans l’ex Southern Cameroon. « Nous avons décidé de nous défendre par tous les moyens possibles et nous n’avons pas peur de le dire (…). J’ai peur que nous ayons recours à la guérilla », rapporte le journal nigérian qui cite Princewill Chimezie.

Le BNYL est un groupe armée pro-Biafra dont les membres sont issus de plusieurs nationalités et ethnies de l’ancien Nigéria oriental dont le but est de faire renaître la défunte République du Biafra à l’image de celle dirigée par le général Chukwuemeka Odumegwu-Ojukwu entre 1967 et 1970. Depuis 2016, les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest traversent une crise sécuritaire et sociopolitique. L’armée camerounaise fait face à des milices qui revendiquent la sécession du pays.

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