Cameroun : Secteur des affaires ou le jeu de massacre chez les Beti

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La sortie en milieu de semaine dernière de l’homme d’affaires Jean‐Pierre Amougou Belinga ne finit pas d’animer le débat dans l’opinion notamment dans l’aire socioculturelle Fang Beti où certains n’hésitent pas d’instrumentaliser quelque autorité traditionnelle ayant donné 72h au patron du groupe L’Anecdote pour présenter des excuses aux Beti. Certains y voient une manœuvre de certains membres du gouvernement originaires de la Mefou‐et‐Akono.

En face, il y en a qui soutiennent et rappelle la richesse de l’art oratoire des langues de ce groupe sociologique pour dire que l’injure de groupe s’adresse nommément à un destinataire. Parmi eux, le très réservé sénateur Nicole Okala Bilaï qui dans un post, a fort opportunément, rappelé les manœuvres qui ont successivement brisé la flamboyance dans les affaires de T Bella, James Onobiono et les autres. Raison pour laquelle Essingan, dans les lignes qui suivent, dresse le portrait des capitaines et créateurs de richesses abattus en plein vol, généralement par des frères hauts fonctionnaires ou concurrents du milieu des affaires. Et ils ont pour noms : Théodore Bella, James Onobiono, Jean‐Marie Assene Nkou, Metogo Elogo, Longin Lebogo Bessala, Noah Fouda Maximin, Paul Eyebe Lebogo, Achille Zogo Andela, etc.

Par Essingan

Cas de James Onobiono : L’industriel soufflé en plein vol. Il avait tutoyé les sommets dans l’industrie du tabac. Des histoires de couloir et quolibets ont fait dire qu’il était opposé au président Biya…. Et la dégringolade.

En décembre 2014, James Onobiono veut renaître de ses cendres en lançant Propero, sa société d’investissement. Doté d’un modeste capital de 10 millions de Fcfa. Ce fonds doit prendre des participations dans différentes entreprises, au sein de secteurs variés. «Nous sommes en train de structurer une opération. Nous ne pouvons donc pas en parler pour le moment», se contente alors de dire M. Onobiono. Etait-il sur ses gardes se souvenant de ce que lui ont réservé à l’époque certains de ses proches? Possible. Toujours est-il que lorsque l’on évoque son parcours, il se retranche encore davantage dans son mutisme.

D’autant plus que dans les années 1980, James Onobiono était considéré comme le symbole de l’entrepreneur camerounais moderne. Puis est arrivée l’histoire tourmentée de la Société industrielle des tabacs du Cameroun (Sitabac), fleuron de son holding, la Compagnie financière internationale (Cfi). Pas étonnant que pour ce nouveau départ, ce sont les membres de sa famille qui composent le tour de table de la nouvelle société. Et pourtant la belle aventure pour ce fils du Mam dans le Centre débute un jour de 1979. Jeune homme formé en France aux mathématiques appliquées et fraîchement rentré au Cameroun, il enseignant à l’école polytechnique de Yaoundé.

Age d’or

Alerte, il remarque le prix excessif des réfrigérateurs de marque étrangère et décide d’en faire fabriquer sur place et moins cher. Ainsi naît la fabrication des appareils électro-ménagers (Faem). Pour mener à bien ses projets, il s’appuie sur une brochette de personnalités: Théodore Ebobo, qui a fait fortune dans le commerce du cacao, Gilbert Ntang, le dernier ministre des Finances d’Ahmadou Ahidjo, ou encore Philemon Bep à Don, directeur de cabinet de l’ex-président. Comme lui, tous sont originaires du département de Mbam. Puis, en 1983, James Onobiono décide de se lancer dans l’industrie du tabac. Il parvient à convaincre l’allemand…. La suite, aux kiosques

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