Cameroun – Scènes du CHU de Yaoundé : Le MRC de Maurice Kamto se prononce

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« La capitale politique du Cameroun, Yaoundé, a vécu des scènes douloureuses, pathétiques voire singulièrement violentes ce jeudi 30 janvier 2020. 

À la morgue du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Yaoundé, des milliers d’enseignants de divers ordres sont allés assister à la levée de corps de leur jeune collègue de 26 ans, Boris Kevin Njoni Tchakounte, professeur de mathématiques ayant succombé aux blessures volontaires de son élève dans une salle de classe de quatrième au lycée de Nkolbisson le 14 janvier 2020. Un assassinat qui a plongé la famille du défunt, la grande famille éducative   voire le Cameroun entier dans une profonde tristesse. Que d’émotions vécues !

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC), tout en adressant ses condoléances aux parents, amis et relations du défunt, exprime sa compassion à l’endroit des élèves et enseignants durement affectés par la disparition tragique de Boris Kevin Njoni Tchakounte. Le MRC relève ce jour, avec effroi, la violence inacceptable qui s’est abattue sur les milliers de citoyens majoritairement enseignants vêtus de toges(identifiables), venus compatir à la douleur de la famille du disparu, à la morgue et dans les rues débouchant au CHU. Les enseignants ont été violentés par une police particulièrement brutale, humiliés et traumatisés par leurs anciens élèves usant de gaz lacrymogènes et de matraques entre autres moyens cyniques. L’on a ainsi assisté à une profanation de lieu sacré(la morgue), de cortège funèbre, par des éléments teigneux de prétendues forces de l’ordre, et à une désacralisation publique de l’enseignant par les agents de ceux-là même à qui incombe la noble mission de construire, protéger et valoriser l’éducation nationale. Un sacrilège institutionnel.

Le MRC exige la libération sans conditions des citoyens interpellés, et que réparation soit faite pour les préjudices subis. Le MRC constate que pour les gouvernants, l’examen objectif des dossiers relatifs au secteur de l’éducation des Camerounais n’est pas une priorité, et que le régime affectionne la répression barbare érigée en méthode et outil pédagogique des citoyens, fussent-ils des enseignants de l’école publique. Un mauvais exemple pour les élèves moins encadrés et une jeunesse de plus en plus abandonnée à elle-même.

Nous exprimons ici nos vifs regrets et notre profonde compassion aux victimes innocentes du système éducatif inapproprié, auquel l’alternative sérieuse du Pacte éducatif sera judicieuse.

LE SENACOM-MRC,

Sosthène Médard LIPOT (é)

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