Cameroun : Sam Mbende parle des morts Ngarbuh selon Human Rights Watch

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Le chanter de notoriété international, ancien PCA de la Cameroon music Corporation (Cmc) était l’un des invités en début de soirée de la chaîne de télévision Equinoxe basée à Douala. L’émission de Serge Ottou planchait aujourd’hui sur « les chiffres de Human Rights Watch » en rapport aux morts de Ngarbuh dans la région du Nord-Ouest Cameroun le 14 février 2020.

« Quel est l’intérêt que nos forces de l’ordre auraient à tuer des populations ? Et puis, quand on parle à un gouvernement, on ne le fait pas comme si c’était une injonction », a dit le chanteur sur le plateau d’Equinoxe sur les déclarations de la responsable des droits de l’homme Human Rights Watch. C’est comme s’il y a une focalisation sur les forces de défense. « Ce n’est pas possible que quelqu’un ait donné des ordres si cela est même vrai ». Il ajoute que ceux qui en parlent essaient d’ajouter une charge émotionnelle en parlant d’enfants très jeunes et des femmes enceintes. Sam Mbende émet beaucoup de réserve aussi bien sur le nombre de victimes de Ngarbuh que sur les auteurs. Sam Mbende s’étonne par ailleurs que Human Rights Watch parle des images satellitaires qu’il ne montre pas.

Pour Me Biliga, sur le même plateau il y aurait des témoignages selon lesquels les assassins étaient des Ambazoniens. « C’est pour cette raison qu’on parlent des hommes armés. Etaient-ce des militaires ou des sécessionnistes ? Personnes ne peut le dire avec certitude. Car, il n’est pas exclu qu’il y ait des bavures. Cette pour cette raison que le gouvernement a dit qu’il pourrait s’agir des victimes collatérales », a argumenté Me Biliga. Il rappelle que les soldats sont aussi formés au droit international. Human Rights Watch dit avoir interrogé 25 personnes et obtenu la liste des personnes de cinq sources.

Sam Mbende suggère un contre-rapport. Il estime que les témoignages sont « discordants. C’est un rapport à charge » ; pense Sam Mbende. Il regrette aussi une communication malheureuse, visiblement contradictoire. « Au demeurant, il faut résoudre ce problème. Nos compatriotes du Noso souffrent énormément. Je suis sûr que même les Ambazoniens ne contrôlent plus la situation. On a vu les policiers tués, déchiquetés et il n’y avait pas les satellites de Human Rights Watch », a accusé le chanteur de charme, qui craint que le Cameroun risque de devenir comme l’Afghanistan ou la Syrie. Pour Sam Mbende, l’Etat ayant le monopole de la violence légale, aurait pu être violent vis-à-vis des sécessionnistes. Il note que Paul Biya « est un homme de paix. Il n’aime pas la violence ».

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