Cameroun : Révélations – 50e audience dans l’affaire Amadou Vamoulké au TCS

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Selon Reporters Sans frontières (RSF), l’ancien directeur général de la Cameroon Radio Television (Crtv) a de gros soucis de santé. RSF dénonce une «cabale ignoble menée pour broyer cette figure du journalisme».

Amadou Vamoulké est à sa 50ème comparution au Tribunal criminel(TCS) spécial ce mardi 15 décembre 2020. Arrêté le 29 juillet 2016, ensuite incarcéré à la prison centrale de Yaoundé Kondengui pour des faits présumés de détournements de fonds publics, le journaliste n’a jamais été jugé.

Une détention jugée d’arbitraire par l’ONG Reporters sans frontières (RSF). Arnaud Froger, le responsable du bureau Afrique s’est une fois de plus prononcé sur cette affaire hier via un communiqué. Il s’est d’ailleurs exprimé ce midi au journal Afrique de Radio France Internationale (RFI). « Jamais dans l’histoire du Cameroun, un journaliste n’a subi un tel acharnement judiciaire. Après 1600 jours de prison et bientôt 50 audiences, les seules démonstrations qui ont été faites dans cette affaire sont celles de la vacuité des accusations portées contre lui, des tentatives grossières de dissimuler les éléments attestant de son innocence, et de la cabale ignoble menée pour broyer cette figure du journalisme malgré son âge et sa mauvaise santé. Tout semble mis en œuvre pour qu’il meure à petit feu en prison sans même avoir été jugé », fustige-t-il.

En 2019, RSF a été saisi par le groupe de travail de l’ONU sur cette affaire. Pour cette ONG, les accusations dont fait l’objet Amadou Vamoulké n’ont « pas de base légale ». Et les violations du droit à un procès équitable « sont d’une gravité telle qu’elles confèrent à la détention de M. Vamoulké un caractère arbitraire».

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