Cameroun : Qui a voulu tuer Paul Biya dans l’Opération Pangolin ?

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A la lecture de cet article de Frédéric Mantelin rédigé le 9 avril 2020 à  partir d’un rapport confidentiel des experts du Quai d’Orsay qui donnaient leur précieux point de vue sur les effets du coronavirus en Afrique au début de la crise sanitaire actuelle, le nom du Cameroun apparait rien qu’à l’avant dernier paragraphe. Et même là. Très pointilleux sur le sujet « Cameroun » qui semble, à première vue, très « sensible » à leurs yeux, ces experts ne prennent pas le risque de s’aventurer sur la banquise glissante de l’Afrique centrale. Plutôt, ils font parler, comme ils le font depuis des années avec Maurice Kamto, un intellectuel camerounais, Achille Mbembe, qui écrit au début du mois d’avril dernier, une chronique au vitriol sur le Cameroun.

C’est dans celle-ci où l’écrivain de renom international annonce la chute du régime d’Etoudi. Hasard de calendrier ? Coïncidences ou conjectures ? Tout cela parait tellement bien planifié qu’en reconstituant patiemment les différents et anodins éléments du complexe puzzle, après que certains éclairs d’orage aient suffisamment dessillé nos yeux au cours de nos pénibles et difficiles investigations, il nous vient à l’esprit de penser que des conspirateurs, à l’ombre de la crise sanitaire qui frappe toute la terre entière, ont, à un moment, tenté de profiter, avec l’aide des dignitaires du régime au pouvoir et de certains hommes politiques camerounais, des effets néfastes de la pandémie du coronavirus pour faire chuter le régime de Yaoundé. Chronologie des faits de ce qu’il convient désormais d’appeler « l’opération pangolin ».

Par Jacques Blaise Mvié, La Nouvelle

Il se dégage, après la lecture de l’article de Frédéric Mantelin, publié ci-contre dans cette édition, de précieux sous-entendus qui, à nos yeux et  de ceux de nombreux analystes, devraient assurément donner des clés judicieux pour pouvoir mieux expliquer à la fois l’activisme débordant de Maurice Kamto depuis la dernière élection présidentielle d’octobre 2018, et cette sorte d’attentisme de l’Elysée à l’égard des travers pourtant blâmables de l’homme politique camerounais, un attentisme qui frise à bien des égards la complicité comme ce fût le cas, le 22 février 2020, au Salon de l’agriculture à Paris quand Calibri Calibro, cet activiste étrangement zélé, interpelle Emmanuel Macron.

Le premier sous-entendu qui dévoile les contours d’un scénario aussi surréaliste qu’inattendu, laisse subrepticement imaginer que le Quai d’Orsay était au courant de la survenance du coronavirus. Ceci, malgré sa posture habituellement brandie depuis le début de la crise sanitaire, de la vertu outragée. Le rapport du Quai d’Orsay le laisse bien penser. Forcément, cela amène à se poser des questions essentielles, face à certaines curiosités. En effet, tel que cela transparait dans le rapport du Quai d’Orsay les stratèges français étaient au départ convaincus qu’avec la pandémie du coronavirus, une fois dans notre pays, celle-ci allait inéluctablement faire de nombreuses victimes au sein de la population.

Pour eux, il est indéniable que la chaine de propagation allait s’étendre très rapidement, à travers les chauffeurs et le personnel d’appui, jusqu’au sommet de l’Etat. Ce qui leur permettrait ainsi d’installer à Yaoundé un gouvernement de transition à leur goût et avec leurs hommes. Bien que la rhétorique de l’huile sur le feu ignore volontairement la vérité, le récent coming-out de Calibri Calibro pourrait à cet effet être très édifiant pour comprendre la nature de ce gouvernement de transition. Celui que devait diriger, selon l’activiste, Franklin Nyamsi Wa Kamerun, le conseiller stratégique auprès du président du comité de gestion des fonds du Covid 19, Christian Penda Ekoka.

D’ailleurs, il indique bel et bien dans cette vidéo qu’ils allaient être reçus à l’Elysée… Comme tout stuc trompeur finit toujours par craquer sous la pression de la vérité, en revisitant chronologiquement le calendrier des manifestations et des activités du leader du Mrc, bien de choses indiquent aujourd’hui que Maurice Kamto était non seulement de mèche avec le Quai d’Orsay, mais il était parfaitement au courant des conclusions hâtives des stratèges français. C’est sur la base de celles-ci qu’il établit son agenda pour commencer son déploiement sur le terrain. Tant à l’extérieur du pays qu’à l’intérieur du Cameroun quand il rentre de son périple international au mois de février 2020. Dès lors, tout acte que ses hommes et lui posent, obéit à la logique d’une vacance de pouvoir à Etoudi et celle de la formation d’un gouvernement de transition. Ce qui tend à confirmer que les météorologues du Mrc étaient bel et bien au courant de la survenance du coronavirus.  

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