Cameroun : Pénurie de gaz domestique à Maroua dans l’Extrême-Nord

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Selon le journal L’Œil du Sahel, les populations de cette partie du Cameroun font face à cette situation depuis près de deux semaines, à quelques semaines des fêtes de fin d’année.

Le ministre du Commerce a promis en début de semaine à Yaoundé, capitale camerounaise qu’il n’y aurait pas de pénurie des produits de première nécessité tel que le butane – gaz domestique – comme le Cameroun l’a vécu les années antérieures. Luc Magloire Mbarga Atangana tenait une réunion avec les représentants des différents secteurs concernés. Il n’avait peut-être pas été informé que, depuis plus de deux semaines, trouver une bouteille de gaz domestique à Maroua relève d’un véritable parcours du combattant.

Ce combustible indispensable pour les ménages se fait de plus en plus rare dans les stations-services et autres points de vente de la capitale régionale de l’Extrême-Nord. Du coup, les clients font des va-et-vient sans être servis. Ils ne savent plus à quel saint se vouer. Déboussolés, ils crient leur colère face à cette situation. «Nous vivons une situation très compliquée ici à Maroua ces derniers temps.

Depuis 9 jours, je cherche en vain le gaz. Je suis fatigué de faire des va-et-vient dans les stations. Du fait du manque de gaz, même pour chauffer l’eau je ne parviens plus à le faire. Car, c’est uniquement avec le gaz que je fais la cuisine», se lamente Adam Ali, étudiant à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences humaines de l’Université de Maroua. Au moment où nous l’avons rencontré dans une station-service de la place, il tenait désespérément en main sa bouteille de gaz vide.

La rareté du gaz a donné l’occasion aux vendeurs véreux de se livrer à la spéculation. Dans certains points de vente de la ville, le prix d’une bouteille de gaz de 12 Kg qui était de 6500 F a augmenté de 1500 F et se vend désormais à 8000 F. Malgré cette inflation, les clients se bousculent dans les points de vente. Adda Aissatou, une ménagère habitant le quartier Dougoy, a dû débourser la somme de 8000 FCFA pour se procurer une bouteille de gaz de 12Kg, après quelques jours de recherche infructueuse.

«Quand je suis tombé sur cette bouteille que le vendeur m’a proposé à un prix un peu majoré, je n’ai pas hésité à l’acheter, car je n’avais pas d’autre choix. Si j’ajoute au prix de la bouteille les frais de moto, soit 3000 F, pour mes multiples va-et-vient, je constate que j’ai finalement dépensé 11 000 FCFA. c’est vraiment cher, mais c’est une contrainte pour moi. Car, je n’utilise qu’uniquement le gaz pour cuisiner. Certaines de mes voisines continuent de faire la queue désespéramment devant les stations-services et les points de vente du gaz. Il faut que les autorités trouvent rapidement une solution à ce problème», s’acharne-t-elle.

Source : L’Œil du Sahel

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