Cameroun : Paul Eric Kingué, allié de Maurice Kamto, à la conquête de Njombé-Penja

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Le Leader du MPCN a annoncé ce jour à l’occasion de son retour au « pays natal », que son parti, en communion avec le MRC, va se présenter aux prochaines élections municipales et législatives du Cameroun.

Paul–Eric Kingué est libre. Pour la deuxième fois. Interpellé en janvier dernier dans le cadre des marches pacifiques du mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, qui dénonce un hold-up électoral après la victoire de Paul Biya à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, l’ancien maire de Njombé-Penja, une commune du département du Moungo, région du Littoral Cameroun dit vouloir à nouveau conquérir cette mairie. Déclarations faite aujourd’hui 14 octobre 2019 lors de son retour au « village ».

Une mobilisation populaire a accompagné ce retour, avec des populations, qui ont manifesté avec des arbres de la paix. Le Chairman, comme on l’appelle ici, a déclaré : « Le MRC et nous [MPCN] sommes entrés en coalition. Partout où le MPCN présentera les candidats, le MRC ne le fera pas et le soutiendra. Partout où le MRC présentera les candidats, notre parti ne le fera pas et soutiendra le MRC », a déclaré Paul Eric Kingué avant de confier qu’il [le MPCN] va se présenter aux prochaines élections législatives et municipales. Le Mrc, qui lui a valu cette autre incarcération à la prison centrale de Yaoundé, en compagnie de Maurice Kamto, Albert Ndjongang, Alain Fogué Tedom, le Général Valséro, Me Michelle Ndoki et bien d’autres forts visages du MRC et alliés.

C’est en juin 2017 que Paul Eric Kingué crée son parti, le Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau (MPCN). L’annonce est faite le 4 juin 2017 que l’annonce a été faite. Ce mouvement naît parce que Paul Eric Kingué a des ambitions nationales. Il veut se présenter à l’élection présidentielle de 2018 ce, après avoir passé sept ans en prison.

Paul Eric Kingué est arrêté et incarcéré en début 2018, aux lendemains des émeutes de la faim, qui ont secoué le Cameroun en février 2018 en même temps que Lapiro de Mbanga, aujourd’hui de regrettée mémoire. L’élu du parti au pouvoir – le RDPC (rassemblement démocratique du peuple camerounais) – est condamné pour détournement de fonds et destruction de biens publics. Il recouvrera la liberté en 2015 après plusieurs recours.

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