Cameroun : Paul Biya, président de la Cemac va-t-il zapper le Sommet Russie-Afrique ?

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Selon le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov les chefs d’État de 47 pays africains, sur les 54 invités en total, ont confirmé leur participation au sommet Russie-Afrique à Sotchi qui se déroulera du 23 au 24 octobre. Rien de précis quant à l’agenda du chef de l’Etat camerounais, par ailleurs président en exercice de la conférence des chefs d’Etats de la Cemac.

Le chef de l’Etat centrafricain Faustin-Archange Touadéra, l’un des partenaires privilégiés de la Russie a confirmé sa présence au sommet Russie-Afrique, qui se tient mercredi et jeudi prochain à Sotchi. Ce rendez-vous que certains spécialistes ont baptisé « Poutinafrique ». A 48heures de cet important rendez-vous économique, l’agenda du chef de l’Etat camerounais n’a pas encore été communiqué par le cabinet civil de la présidence de la République. Généralement, c’est le jour où le chef de l’Etat Paul Biya quitte le Cameroun que son agenda est communiqué par voie de presse.

La question est d’autant plus pertinente que Paul Biya n’est pas pris ici en tant que chef de l’Etat camerounais, si tant est qu’il pourrait s’agir des relations entre les deux pays. Mais, surtout comme le leader de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et président en exercice de le conférence des chefs d’Etats de la sous-région.

Dans son agenda connu et selon des informations crédibles, Paul Biya pourrait recevoir le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, annoncé au Cameroun demain mardi.

Selon les spécialistes des relations internationales, la percée, sinon le retour de la Russie en Afrique n’est pas vu du bon œil par les Occidentaux, qui ont eu une démarche messianique sur le continent. Les Russes et chinois avaient soutenu les révolutions en Afrique au nom du Communisme. Aujourd’hui, la Russie semble avoir pris du retard sur la percée chinoise, laquelle Chine est venue bousculer avec force les colons occidentaux car, elle ne pose pas de conditions politiques telles la démocratie et le respect des droits de l’homme. Elle n’intervient non plus dans les affaires internes de ses partenaires, aussi bien sur le plan politique que militaire.

« Nous sommes en train de préparer et de réaliser des projets d’investissements avec des participations russes qui se comptent en milliards de dollars », a souligné Vladimir Poutine, dans un entretien diffusé lundi par l’agence d’Etat Tass.

Il faut dire que de telles rencontres se sont multipliées dans l’échiquier international. Les Sommets France-Afrique, Japon-Afrique (Ticad), Chine-Afrique, Europe-Afrique, Usa-Afrique, etc. Tous ont un même objectif : aller à la conquête des richesses africaines, qui existent en termes de potentialités aussi bien pour son sous-sol que pour ses consommateurs.

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