Cameroun : Nadia Fotso présentée comme la  »mauvaise graine » de Fotso Victor a encore frappé fort

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Écrivaine, avocate et entrepreneur camerounaise, la fille de l’homme d’affaires Fotso Victor vient de publier un nouvel ouvrage intitulé « Défigurée » dans lequel elle évoque les sujets sensibles, à l’instar de la pornographie. Extrait de ce que raconte Christelle Nadia Fotso, publié sur un réseau social ce matin :

« Nudité de la vérité…

C’était en mai 1999. J’avais 20 ans. Je venais juste de recevoir mon Bachelor of Arts en Sciences Politique et en Philosophie de l’Université de Caroline du Nord. Mon père était venu, son voyage a été très rapide à cause de la fête nationale le 20 mai…la dame près de moi est Madame Mendouga, la femme de l’Ambassadeur du Cameroun aux Etats-Unis de l’époque…

Ma force et ma détermination me viennent de ces moments-là que j’ai pu partager avec mon père et de ce que j’ai pu lui donner : la confirmation qu’en dépit de son illettrisme, il était un homme tellement exceptionnel que sa fille handicapée, son garçon manqué ne pouvait pas être un enfant raté ! Je savais car il me l’avait toujours dit avec amour et conviction que je ne pouvais me permettre de dire JE La DIS QUE, que je ne pouvais pas me permettre contrairement à ses autres enfants d’être inculte et de ne pas avoir d’éducation…

Lorsque sur les réseaux et sur des radios camerounaises, de petits personnages, des charognards jacassent parce que leur haine vient du ventre, lorsqu’à Bandjoun même à l’hôtel de ville que Fotso a construit des personnes se permettent de l’ouvrir, je ferme les yeux, j’attends les huées pour me mettre à danser parce que je sais ce que je vaux car mon enfance, que dis-je ma vie m’a montré que ceux qui m’attaquent le font par petitesse et par ignorance. En effet, ceux qui crient en parlant de mes dents, de mon caractère, de ma sexualité, de je ne sais quoi n’auraient jamais eu pitié de moi en regardant ma jambe de travers si j’avais eu besoin de charité pour vivre donc oui E.L.A.N !

C’est aussi de cela qu’il sera question à Barcelone au CaixaForum dans deux jours, de destin et ce que peut une fille-mère handicapée pour sauver l’héritage de son père lorsqu’il vit dans un monde de fripouilles et poltrons où l’échelle des valeurs est inversée.

Je suis prête. Je ne marche plus dans les pas de mon père mais dans les miens et sereine, je construis. Défigurée en est la preuve la plus littéraire, la plus délicieuse, j’aurais ajouté la plus érotique mais cela aurait été de la pure provocation et surtout un mensonge car mon livre le plus érotique est Scarcely disfigured ou in French, Amoureuse du diable car on peut tout se permettre en poésie.

Donc People, mi gente, lorsque vous entendrez désormais des imbéciles ou des aigris dire n’importe quoi sur Christelle Nadia Fotso, répondez-leur à la camerounaise en leur posant juste une question : est-ce que tu la vaux ?

Inculture, ton nom est Bandjoun !

Forward! »

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