Cameroun – Musique: Polémique autour du nouveau PCA de la Sonacam Ateh Francis Bazore

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Elle court, elle couve, la polémique sur le statut du nouveau Président du Conseil d’administration de la Sonacam (Société Nationale Camerounaise de l’Art Musical) est l’organisme agréé aux fins de la gestion de l’art musical au Cameroun. Selon certains « adversaires », Ateh Francis Ngong « Bazore » élu samedi dernier à Yaoundé, n’a jamais adhéré à la société à laquelle il préside désormais aux destinées. Or, selon ces artistes, c’est la condition minimale pour pouvoir candidater.

Ateh Francis Ngong « Bazore », journaliste bien connu – il officie à la rédaction anglaise de la Cameroon radio television (Crtv) – et chanteur également connu a triomphé face à d’autres artistes à succès tels que Jean-Pierre Essomè ou Messi Ambroise. Ici, les concurrents n’ont pas refusé de reconnaître leur défaite comme Donald Trump aux Etats-Unis (Usa). Mais, leurs partisans évoquent, comme e Côte d’Ivoire, son « inéligibilité ».

Joint au téléphone, le nouveau PCA de la Sonacam n’a pas nié les faits. Mais, « la Sonacam était déjà caduque après la défaillance de l’équipe de Sam Fan Thomas. Le ministre [Ndlr : des Arts et de la Culture] a repris tout. On a refait les textes ; on a toiletté les listes de la Cmc, de la Socam et on a dit que tous les artistes avaient le droit de participer à l’Assemblée générale de la Sonacam », explique Ateh Bazore, qui se veut homme du rassemblement. Il rappelle d’ailleurs que c’était l’aboutissement de la politique d’apaisement prône par le ministre des Arts et de la Culture Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt. C’est d’ailleurs le ministère des Arts et de la Culture (Minac), qui a financé l’Assemblée générale de la Sonacam samedi dernier.

En français facile, selon le nouveau PCA de la Sonacam, tous les artistes, qui le désiraient, pouvaient venir à l’Assemblée générale de la Sonacam, poser leur candidature et être élus PCA ou à tout autre poste au conseil d’administration. En d’autres termes, ce ne serait qu’une cabale contre la nouvelle équipe, qui hier, s’était déjà liguée conte la Sonacam, de Sam fan Thomas, qui n’a pas pu remplir ses missions. Et les artistes vont continuer à se crêper le chignon ; et le droit d’autres ne sortira pas de si tôt de son abîme. S’ils pouvaient seulement entendre cette voix, qui leur dit : « Artistes du Cameroun, unissez-vous ! » Au cas contraire, dans cinq ans, le bilan sera toujours le même : un refrain de regrets.

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