Cameroun : Mouelle Kombi attise le feu entre la Fecafoot et la LPFC

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L’ingérence du Minsep hypothèque la sortie de crise convenue par les deux instances à travers la mise sur pied d’un protocole d’accord dont l’application vise à ramener la paix et la sérénité dans le paysage trouble du football camerounais au lendemain du verdict du Tribunal arbitral du sport (Tas) contre la bande à Seidou Mbombo Njoya.

Par Essingan

C’est le 14 septembre dernier que la sentence du Tas sur l’affaire Fédération camerounaise de football – Ligue professionnel de football du Cameroun est tombée. La Lfpc en sort victorieuse sur le différend l’ayant opposé des mois durant à la fédération. Une victoire reconnue par la Fecafoot, mais à laquelle l’instance faitière a aussitôt adjoint des réserves, quant à son application in extenso. Raison principale, le président de la Lfpc est atteint par la limite d’âge énoncé par les textes régissant la Ligue. L’opinion s’attendait encore à un autre bras de fer, tandis que le gouvernement, par le truchement du ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) a appelé les deux parties autour d’une table pour trouver une solution et mettre fin à ce tourbillon judiciaire.

Alors que rien ne l’y contraignait, Narcisse Mouelle Kombi s’est invité dans le dossier Fécafoot-Lfpc. Ce qui est ni plus ni moins assimilé à une ingérence dont le patron des sports se serait passé afin de laisser la Fécafoot étaler sa mauvaise foi. Au lieu de quoi, le Minsep a pris le risque de mettre dans l’éteignoir la loi du 11 juillet 2018, dont l’alinéa 5 de l’article 44 fait savoir que « Les fédérations sportives nationales exercent leur autorité sur les licenciés, les clubs et les ligues qui leur sont affiliés ainsi que sur toute autre structure qu’elles créent ». Un assaut contre l’arsenal législatif qui laisse croire que le Minsep est plus soucieux de paralyser la sortie de crise du football camerounais, qu’il désigne Seidou Mbombo Njoya serait le premier bénéficiaire.

Le Minsep n’a d’ailleurs pas loupé l’occasion de dévoiler de manière solennelle son agenda anti-Seidou au grand jour. La réunion de concertation convoquée le 17 septembre dernier s’étant rapidement transformée assez rapidement en un nième pugilat contre les dirigeants actuels de la Fécafoot. Pourtant, en sa qualité de dépositaire de la pratique du football au Cameroun, cette dernière a su lâcher du lest et mettre de l’eau dans son vin. Au-delà de se conformer aux verdicts de la Fifa, les patrons du foot au Cameroun ont trouvé un gentleman agreement avec la Lfpc dans le but de faire rentrer la paix au sein du football camerounais. En premier lieu, la Fécafoot a dissout l’instance mise en place en lieu et place de la Lfpc et qui a finalisé la saison sportive écoulée, le CTT.

Pierre Semengue, le général en seconde section, patron de la Lfpc, a été convoqué en tant que membre de plein droit, que lui confèrent les textes, à la session du comité exécutif de la fédération, les 14 et 25 septembre 2020. Avec lui, 10 délégués issus de la Lfpc ont eux aussi eu à prendre part auxdits travaux, avec pour principale conséquence, le rétablissement de la Ligue dans ses droits sur l’organisation des championnats d’élite de football, première et deuxième division.

Il a été en outre trouvé, au cours de ces assises, une solution aux réserves émises par la Fécafoot à la promulgation de la sentence du Tas, notamment, celle concernant l’âge limite d’exercice de la fonction de président de la Lpfc, fixé à 75 ans. Sur ce point précis, l’article 35 al.1b des statuts de la …

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