Cameroun: Michel Thierry Atangana Abega dans de sales draps en France

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L’ancien proche collaborateur de Titus Edzoa à la présidence de la République du Cameroun avait emprunté cet argent auprès de l’ancienne consule de France à Yaoundé.

Symbole de l’arbitraire du régime Biya après avoir injustement purgé 17 ans de prison dans son pays, Michel Thierry Atangana a été condamné, le 7 décembre dernier, à rembourser une créance de 378.000 € soit 250 millions FCFA. Une coquette somme empruntée après sa libération, en 2014, à l’ancienne consule de France à Yaoundé, Astride Cheminel, amie attendrie par « le statut de victime », selon son expression, de l’ancien chargé de mission au secrétariat général de la présidence camerounaise. Il était « l’homme de main » de Titus Edzoa, ancien Secrétaire général de la présidence de la République. Les deux personnalités avaient connu le même sort.

Ce prêt a fait l’objet d’une reconnaissance de dettes signée, en octobre 2017. Michel Thierry Atangana, qui s’est vu attribuer la nationalité française après son mariage, s’engage…. Michel Thierry Atangana est un ingénieur financier français d’origine camerounaise, né le 14 juin 1964 à Yaoundé. Il a été emprisonné durant 17 ans au Cameroun. Le statut de prisonnier d’opinion lui a été reconnu par Amnesty International.

Financier de formation, il travaille pour un grand groupe français en qualité de cadre financier. Ultérieurement, il est chargé de la restructuration de la dette de certaines multinationales comme Nestlé ou Philips, dont les créances dorment dans certains pays africains, dont le Cameroun, où la détérioration des actifs financiers de ces entreprises étaient de l’ordre de 40 milliards de francs CFA.

Coopté dans une commission chargée de la restructuration du réseau routier en Europe, il entre alors en contact avec le groupe Jean Lefebvre, lui-même en activité dans le secteur routier au Cameroun, qui lui propose de conduire ce projet. En 1992, il retourne au Cameroun pour installer le comité de pilotage franco-camerounais chargé, entre autres, de trouver des investisseurs privés pour la construction d’axes autoroutiers.

En 1994, il est nommé à la tête du Comité de pilotage et de suivi des axes routiers Yaoundé-Kibri et Ayos-Bertoua (COPISUR)1, cumulant ce poste avec celui de chargé de mission auprès du secrétaire général à la présidence de la République, et à ce titre le représentant désigné par le gouvernement du Cameroun au sein du comité de pilotage. Le 12 mai 1997, il est interpellé par des éléments des forces spéciales camerounaises, accusé de soutenir un opposant au gouvernement, Titus Edzoa. Arrêté, l’ensemble de ses biens sont saisis, écrit le moteur de recherches Wikipedia.

Source : Financial Afrik, Wikipedia

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