Cameroun : Maurice Kamto du Mrc encore aux portes de la prison ?

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Lorsqu’on scrute le comportement du président du mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), le Professeur Maurice Kamto, on est surpris par l’expression de défiance à la loi qui s’y dégage. On est alors fondé de se demander d’où croit-il tenir son immunité ? Son titre de président d’un parti politique le met-il en marge du respect de la loi ? La question à toutes ces interrogations et bien non. Et la preuve ?

Par La Nouvelle

L’article 1-1 du Code pénal du Cameroun, l o i N°2016/007 du 12 juillet 2016 dispose en son article 1-1 « aucune exemption. La loi pénale s’impose à tous ». Le même code, en son titre III relatif aux crimes et délits contre l’intérêt général, sanctionne les activités dangereuses (article 228), les substances explosives, (article 229), les réunions et manifestations publiques (article 231) les manifestations à caractère politique au sein des établissements publics et en milieu éducatif (article 261-1) l’attroupement (article 232) l’attroupement armé (article 233), le pillage en bandes (article 239) etc.

C’est rappeler au professeur Maurice Kamto Kamto le devoir qui est le sien d’éduquer au préalable les troupes qui le proclament président, s’il ne veut pas les voir passer sous les fourches caudines de la justice camerounaise. Aux conseillers du Professeur, il faut qu’ils se souviennent de l’article 95 du Code pénal du Cameroun qui punit la conspiration, et au Professeur lui-même, l’article 97 de ce code qui punit

la complicité en ces termes : « Est complice d’une infraction qualifiée crime ou délit : (1) a/- celui qui provoque de quelque manière que ce soit à l’infraction ou donne des instructions pour la commettre ; b/- celui qui aide ou facilite la préparation ou la consommation de l’infraction ; (2) la tentative de complicité est considérée comme l’infraction elle-même».

Lorsqu’on scrute le comportement du Professeur Kamto, on est surpris par l’expression de défiance à la loi qui s’y dégage. On est alors fondé de se demander d’où croit-il tenir son immunité. Car à la lumière des textes de lois applicables au Cameroun, ni son titre de « Professeur agrégé », ni celui d’« avocat » encore moins celui de « président élu du

Mrc » ne sont susceptibles de couvrir les actes criminels qu’il inspire. En effet, sous le couvert d’une conférence de presse, le 24 août 2020, celui-ci a tenu cet étrange discours «… Nous nous mobiliserons contre l’organisation de nouvelles élections populaires au Cameroun sans que soient remplis les deux préalables majeurs que sont la résolution du conflit armé dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest et les réformes consensuelles du système électoral…». Aux yeux du droit pénal camerounais, cette déclaration ne constitue encore qu’un acte préparatoire qui n’est pas punissable.

Alors question : l’éminent professeur de droit pourra-t-il, le moment venu, valablement soutenir qu’il n’est pas complice lorsque ses adeptes auront commis des actes caractérisant une infraction (crime, délit ou contravention) ? La question mérite ainsi d’être posée quand on se rend à l’évidence que les maladresses de ce professeur agrégé, sur le règlement de la crise du Noso, empêche la foule à qui il s’adresse et même la plupart des Camerounais en général, de voir les efforts fournis par le chef de l’Etat pour le règlement de cette crise. Jouant sur les émotions, le bavardage du professeur de Baham est tout simplement néfaste.

S’il était un prince, on allait dire qu’il est machiavélique. Ne l’étant pas, nous disons qu’il s’essaye à l’art oratoire sur les foules naïves et innocentes, heureusement qu’il n’est ni Cicéron, encore moins Sénèque. Une question appelant une autre : a-t-il pitié de ces innocents qu’il voudrait entrainer dans sa chute ? Nous ne le croyons pas. Le professeur Maurice Kamto épouse le comportement de Jim Jones, cet Américain qui a mené à la mort les 908 adeptes de sa secte du Temple du peuple, le 18 novembre 1978 dans un suicide collectif. Cerveau déconnecté, Jim Jones, se passait pour la réincarnation de Jésus Christ, Bouddha, Lénine.

Le professeur Maurice Kamto et le révérend semblent avoir un trait de caractère commun : la mégalomanie. Une mise en garde. Pour plusieurs juristes, au cas où ils ne seraient pas entrainés dans un suicide collectif par le mégalomane professeur camerounais, chacun aura à répondre de ses actes, sur terre comme au Ciel. Biya a été porté au pouvoir, selon les textes applicables, textes votés par le peuple camerounais, d’abord comme successeur constitutionnel, et par la suite, au suffrage universel. Ce texte de Mathieu doit parler au professeur Kamto : « Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délirez sur terre sera délié dans le ciel ». Il ne reste au professeur qu’à se faire exorciser car s’il n’est plus utile à lui-même et à son pays, il l’est encore pour sa femme et ses enfants. Qu’il cesse de les torturer !

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