Cameroun : Maurice Kamto a-t-il pris 1 milliard FCFA pour boycotter les élections ?

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Selon le journal d’enquêtes La Nouvelle de Jacques Blaise Mvié, en kiosques ce matin, le leader du Mrc a été l’acteur principal d’une réunion secrète tenue dans l’Ouest Cameroun avec des pontes du parti au pouvoir.

Source : La Nouvelle

« Un milliard pour boycotter les élections de février 2020 », tel est le titre de l’article de La Nouvelle de ce matin. Le journal croit savoir que Maurice Kamto a décidé de boycotter les municipales et les législatives de février 2020. Simple posture tactique d’un candidat malheureux de la dernière présidentielle d’octobre 2018 qui continue inlassablement de revendiquer sa « victoire volée » et dont l’échec, prévisible, aux prochaines municipales et législatives ne serait que l’aveu cinglant de son imposture politique ? Jeu de dupes pour sceller un marchandage secret? Certains y voient plutôt d’emblée une haine viscérale contre la démocratie. Alors que d’autres, juste un poker menteur, tant la part de bluff et de mauvaise foi y est prépondérante. Mieux nos sources exclusives parlent d’une concertation secrète sur fond de transactions financières exorbitantes. Le film comme si vous y étiez.

Il avait ostensiblement admis la pertinente réalité, sous les youyous et les vivats des militants et sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), le 30 octobre 2019 : « La politique du boycott en matière électorale n’a jamais payé nulle part (…) Nous allons aux élections pour nous donner une chance d’être en position de régler la crise du Noso ». A peine six semaines après, ce discours chaudement applaudi par ces militants exaltés du Mrc, a de but en blanc varié devant le même auditoire.

Pourtant c’est ce discours galvanisateur qui aura permis à de nombreux cadres du parti de Maurice Kamto de se donner tant de peine pour constituer dès l’annonce du corps électoral, les différents dossiers pour pouvoir rivaliser avec les candidats des autres partis politiques aux prochaines échéances électorales de février 2020. Ceci en bravant toutes les difficultés pour obtenir les pièces exigées par le code électoral. Des difficultés d’ailleurs éprouvées par tous les candidats, tant ceux des partis de l’opposition que ceux du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir. En décidant aujourd’hui que le Mrc ne participera plus au double scrutin du 9 février 2020, qu’est-ce qui a bien pu motiver Maurice Kamto pour qu’il change carrément de discours ?

Comment comprendre que ce soit le dernier jour que le président du Mrc se rende compte que le code électoral n’est pas jusque-là modifié et que subsiste toujours la crise sécuritaire dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ? Pourtant dans sa « circulaire N°001/Mrc/Pn/2019 du 19 novembre 2019 portant création, organisation et fonctionnement de la commission en charge des investitures pour le double scrutin du 9 février 2020 », signée de Maurice Kamto lui-même, rien ne prévoyait cette curieuse et inattendue volte-face d’aujourd’hui…

I- Eviter le ridicule et le déshonneur Maurice Kamto le sait mieux que quiconque : la politique n’est pas l’art de faire rêver de milliers de militants et de sympathisants résolument accrochés à ses basques, fût-elle la meute de dévots fanatisés et prêts à tout du Mrc ; mais bien l’art de rendre possible un rêve. Le rêve que Maurice Kamto veut rendre possible quand, le 30 octobre dernier, il prend un engagement solennel d’aller aux élections municipales et législatives de février 2020, c’est d’être « en position de régler la crise du Noso ». Mais face aux nombreuses difficultés qu’éprouvent, dans les délais impartis, les candidats à ces élections pour constituer leurs dossiers, le président du Mrc et ses vicieux stratèges commencent à envisager les choses autrement. Faut-il encore souligner à grands traits que ces difficultés ne sont pas du seul apanage des candidats du Mrc ? Puisque même dans le Rdpc (l’exemple de la Lékié) les voix s’élèvent avec véhémence pour dénoncer les indélicatesses du chef de centre divisionnaire des impôts qui lambine dans la délivrance des attestations de non redevance. De même, dénonce-t-on les petites obstructions de l’ancien maire de Monatélé dans la signature des extraits d’actes de naissance.

Tout comme des voix se font entendre à la Trésorerie paierie générale de Yaoundé où le paiement des cautions est conditionné. Ce n’est pas Cabral Libii qui le démentirait aujourd’hui, contraint à exiger à Elécam 15 jours supplémentaires pour le dépôt des candidats de son parti…

Plus grave, Maurice Kamto se rend davantage compte de l’incapacité de son parti à présenter des listes partout, sur toute l’étendue du territoire national. Ne disposant pas d’une assise nationale, il se rend à l’évidence que la base de son parti est essentiellement « tribale ». Et que celle-ci semble être circonscrite dans les régions de l’Ouest, du Littoral et certaines circonscriptions de la ville de  [ … en kiosques]

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