Cameroun: Les investissements ont mal à leur BIP

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Cette évaluation faite vendredi dernier à Yaoundé, lors de la première session du Comité national d’exécution physicofinancière du Budget d’Investissement Public (BIP), au titre de l’exercice 2019, compte pour les six premiers mois de l’exercice en cours.

Source : L’Essentiel

Presque la moitié des projets inscrits dans le Budget d’Investissement Public (BIP) ont été réalisés au cours des six premiers mois de cet exercice budgétaire. Cette évaluation a été faite lors de la première session du Comité national d’exécution physico-financière du BIP, au titre de l’exercice 2019, qui s’est tenue le vendredi 06 septembre dernier à Yaoundé, sous la présidence de l’honorable Rosette Ayayi, par ailleurs, présidente de la Commission des finances de l’Assemblée nationale. L’objectif de cette réunion statutaire était de faire le point sur l’exécution physico-financière du BIP au cours des six premiers mois de l’exercice budgétaire 2019 et de formuler des recommandations pour optimiser l’exécution pour les mois qui restent. Il est ressorti des échanges au cours de cette réunion que le taux d’exécution physique des projets inscrits dans le BIP 2019, au 30 juin 2019 est de 42,27%.

Le taux d’engagements de 42,08% et le taux d’ordonnancement de 40,02%. Suite à l’ordonnance du 29 mai 2019 du chef de l’Etat, modifiant et complétant certaines dispositions de la loi des finances pour l’exercice 2019, la dotation initiale du BIP a été portée de 1 327,6 milliards de FCFA à 1 478 milliards de FCFA, soit une augmentation de 150,4 milliards de FCFA, avec pour objectif le relèvement des dépenses d’investissement sur financement extérieur, sur la base d’un plan de décaissement dont les priorités étaient bien établies.

En rappel, la situation globale de l’exécution du BIP au 31 décembre 2018 affichait sur une dotation de 1 310,5 milliards de FCFA, un taux d’engagement de 93,64% ; un taux de liquidation de 89,72% et un taux d’exécution physique des projets de 76,36%. Et plusieurs difficultés avaient été identifiées dans l’exécution du BIP. Notamment, les lenteurs dans les procédures de contractualisation, en raison de la transmission tardive des Dossiers d’appel d’offres (DAO) en commission de passation

des marchés au niveau de certains départements ministériels et dans certaines régions. Le faible engouement des prestataires à soumissionner à la commande publique, notamment en ce qui concerne les projets d’acquisition du matériel  roulant et de construction des forges.

Mais également, le non-paiement des décomptes entrainant l’arrêt de  nombreux chantiers et le retard dans l’exécution des projets. Les retards dans l’engagement des crédits alloués à certains projets pluriannuels du fait des difficultés inhérentes à leur traitement dans l’application PROBMIS ; les retards dans l’exécution des projets d’entretien routier dans certaines communes en raison de la sollicitation de l’exécution en procédure dérogatoire (gré à gré, régie). Et enfin, la non tenue des comités techniques communaux dans certaines communes en raison du non-déblocage des fonds alloués ou de l’indisponibilité de certains exécutifs communaux. Et, des recommandations avaient été formulées pour l’amélioration de la consommation des crédits d’investissement public.

L’évaluation de la mise en œuvre desdites recommandations a été faite lors de la session de vendredi dernier. Déjà 42,27% de taux d’exécution physique du BIP. Cette évaluation faite vendredi dernier à Yaoundé, lors de la première session du Comité national d’exécution physicofinancière du Budget d’Investissement Public (BIP), au titre de l’exercice 2019, compte pour les six premiers mois de l’exercice en cours.

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