Cameroun: Les « clandos » s’alignent pour contrer le Coronavirus

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Certains opérateurs de ce secteur respectent les règles de restriction afin de limiter la propagation du coronavirus. D’autres continuent dans l’insouciance.

Par Cameroon Tribune

Ambiance particulière ce samedi 28 mars au point d’embarquement et de débarquement de la ligne Yaoundé-Soa située au lieu-dit Camair. Les passagers qui empruntent les cars pour Soa, après avoir payé leurs frais de transport, sont dirigés vers un point où ils doivent se laver les mains avant de monter à bord. Désormais, c’est deux passagers par siège au lieu de quatre comme autrefois. « Il faut désormais débourser 300 F au lieu de 200 F comme frais de transport pour Yaoundé-Soa. En plus, il faut s’armer de patience pour arriver à destination à cause de toutes ces procédures pour combattre coronavirus, mais c’est un mal nécessaire. Le plus intéressant c’est que nous ne sommes plus serrés comme c’était le cas avant, il est donc plus aisé de parcourir le trajet », se réjouit Marceline Ngah.

Du côté des transporteurs, l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous. « Nos revenus ont considérablement baissé, le prix de l’essence est toujours le même. C’est vraiment difficile de joindre les deux bouts. J’ai dû diminuer le nombre de chauffeurs qui travaillent avec moi. Vivement que ce virus passe et que la vie reprenne normalement son cours », déclare Essomba Essomba, transporteur. Du côté de Mokolo, où l’on trouve des clandestins communément appelés « Opep» qui desservent certaines zones de l’arrondissement de Yaoundé VII, l’activité n’est pas aussi bien organisée. C’est avec quatre passagers comme prescrit par le ministre des Transports que les véhicules quittent le point de chargement.

Mais une fois au carrefour Nkolbisson, les chauffeurs commencent la chasse aux clients. Malgré les plaintes des passagers, ils mettent trois à l’arrière et deux sur le siège avant. « Nous souffrons ici à Nkolbisson avec certains chauffeurs qui veulent à tout prix se faire de l’argent. Une fois que nous avons traversé le poste de contrôle des forces de l’ordre, ils recommencent à nous surcharger. Le manque de voitures fait que nous sommes obligés de supporter cette situation », s’indigne Mireille Ndzié, passagère. Du côté d’Emana, point de chargement des passagers qui vont à Obala, les nouvelles règles pour éviter la propagation du coronavirus sont observées. Dans ces cargos de 18 à 28 places.

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