Cameroun : Les boursiers qui ont choisi la France peuvent enfin respirer

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La décision d’augmenter les frais universitaires pour les non-européens vient d’être annulée par le Conseil constitutionnel de la France. Les Camerounais concernés.

Selon des informations crédibles, le Conseil constitutionnel de la France vient de donner une fin de non-recevoir au projet du gouvernement d’Emmanuel Macro de revoir les frais universitaires pour les étudiants en provenance des pays francophones – pauvres – d’Afrique en hausse.

Raison évoquée : «l’exigence constitutionnelle de gratuité s’applique à l’enseignement supérieur public» et «ne fait pas obstacle, pour ce degré d’enseignement, à ce que des droits d’inscription modiques soient perçus en tenant compte, le cas échéant, des capacités financières des étudiants».

Dans son édition en kiosques N°62 du 27 novembre 2018, CamerPress indiquait que la France, dans l’optique de vouloir attirer les étudiants plus fortunés en provenant des pays émergents et anglo-saxons, les étudiants africains – environ 160.000 – dont plusieurs centaines de Camerounais avaient initié une pétition pour s’opposer à cette nouvelle « discrimination ».

Tout commence le 19 novembre 2018. Le Premier ministre français, Edouard Philippe fait une sortie à l’occasion des Rencontres universitaires de la Francophonie. Edouard Philippe annonce que, selon la nouvelle stratégie d’attractivité de Matignon (les Services du premier ministre comme l’Immeuble Etoile au Cameroun), les nouveaux étudiants étrangers (hors Union européenne) devront payer, dorénavant par an, 2 770 euros pour une licence et 3 770 euros pour un master et un doctorat qui coûtent jusqu’à présent 170 euros pour la licence, 243 euros pour le master et 380 euros pour le doctorat, et qui correspondent au tarif que paient également les étudiants français.

La raison officielle : « La jeunesse et le monde évoluent, ce qui nous met au défi de renouveler l’enseignement supérieur (…). En accueillant les étudiants les plus brillants et les plus méritants (…), nous serons nous-mêmes beaucoup plus forts. » L’objectif du Premier ministre est clair : favoriser les mobilités internationales pour ne pas se laisser concurrencer en matière d’enseignement. Ainsi, la France compte accueillir plus d’étudiants. Notamment 500.000 à l’horizon 2027 contre

324.000 actuellement.

Les jeunes Camerounais qui souhaitent poursuivre leurs études en France peuvent donc souffler. Mieux, leurs parents peuvent souffler.

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