Cameroun : Le SG de la présidence Ferdinand Ngoh Ngoh devenu la cible des candidats à la ‘’succession’’ de Paul Biya?

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Certains médias à la solde des réseaux bien tapis dans l’ombre distillent depuis quelques jours, des pamphlets dont le but évident est de noircir l’image du ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh. Qui sont-ils et pour quelles fins ? Esquisse de décryptage.

Par La Nouvelle

Le timing semble bien choisi. Parmi les évènements qui cristallisent en effet depuis quelques temps l’attention de l’opinion publique camerounaise, on peut citer entre autres le récent Championnat d’Afrique des Nations (Chan) organisé au Cameroun et l’affaire Bolloré-Pad, dont les prolongations se jouent depuis quelques jours du côté de la Cour commune de Justice et d’Arbitrage (Ccja) d’Abidjan. Et comme par hasard, c’est autour de ces 2 sujets d’actualité que semblent aujourd’hui surfer les détracteurs du ministre d’Etat, secrétaire général à la résidence de la république. Ceci expliquant sans doute cela, certains analystes pointilleux ont tôt fait d’établir le lien entre tout ce qui se dit sur Ferdinand Ngoh Ngoh pour subodorer les tenants de ces culasses d’où partent tous ces coups dirigés contre lui. « Ferdinand Ngoh Ngoh, les deux enfants de Chantal Biya et les milliards de la Can 2019 », « Mafia d’Etat. Le plus proche collaborateur de Paul Biya organise un braquage à hauteur de milliards de Fcfa », peut-on lire sur les réseaux sociaux. Spécialiste de la contre-enquête votre journal est à même de dire qu’il s’agit des contrevérités alimentées par des individus aux desseins inavoués. S’agissant par exemple du retrait de Magil à olembé, nos sources sont formelles à savoir : « les travaux se poursuivent à Olembé avec Magil. » Alors question : quels sont les ressorts de cette cabale orchestrée contre Ferdinand Ngoh Ngoh ?

Pour répondre à cette interrogation cruciale, de nombreux observateurs font ce constat. le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la république est le plus souvent reclus à la présidence de la république où il assure l’administration quotidienne et le suivi des relations entre la présidence et les autres institutions étatiques. Seulement depuis quelques temps, Ferdinand Ngoh Ngoh est de plus en plus présent sur le terrain, près des populations et loin du palais présidentiel. Il n’y a pas longtemps, on a vu le ministre d’etat secrétaire général à la présidence de la république à Malabo, auprès du président équato-guinéen. Bien après à Douala, précisément au stade de Japoma non encore ouvert au public.

Ensuite du côté de Bana avec le chef supérieur du village des Kadji, puis à Bafang auprès des évêques réunis en séminaire. Et enfin récemment à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest avec les évêques du Cameroun auprès du secrétaire d’Etat au Vatican, le cardinal Pietro Parolin. Et à chaque fois, les communiqués officiels ne manquaient pas d’indiquer que le ministre d’Etat, secrétaire général à la présidence de la république était l’envoyé spécial du président de la république. Or, se souviennent nos observateurs, par le passé de telles missions étaient généralement confiées au Dcc, Samuel Mvondo Ayolo, au Minat, Paul Atanga Nji, au ministre chargé de missions à la présidence de la république, Philippe Mbarga Mboa ou à un autre membre du gouvernement qui représentait à l’occasion le chef de l’Etat à ces événements socio-religieux. Tandis que d’un autre côté, indiquent nos mêmes observateurs, le ministre des relations extérieures ou tout autre membre du gouvernement, pouvait être désigné pour une circonstance bien précise, comme un ministre plénipotentiaire, afin de représenter le chef de l’Etat à l’étranger.

Pendant qu’on y était encore attelé à décrypter cette omniprésence de Ferdinand Ngoh Ngoh sur le terrain, il n’a pas échappé aux yeux de nos analystes, la présence, cette fois, de Samuel Eto’o Fils dans certaines régions du Cameroun. Mais lui Eto’o, bien que, selon nos sources, il soit aussi l’émissaire du président Paul Biya, il ne fait pas curieusement l’objet des mêmes attaques ad hominen comme l’est Ferdinand Ngoh Ngoh dans les journaux et les réseaux sociaux. Et pourquoi ?

Pour répondre à cette question, nos sources croient savoir qu’un important évènement serait en gestation dans les officines secrètes de la présidence de la République. Lequel donc ? Faute d’avoir une réponse appropriée, c’est ce qui jette davantage le trouble dans le camp des rivaux politiques de Ferdinand Ngoh Ngoh. En ligne de mire : 2025. Très facile donc pour eux de voir Ngoh Ngoh quand votre journal dénonce tous les travers de l’affaire Bolloré-Pad la semaine dernière.

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