Cameroun : Le programme des obsèques de Jean Claude Tsila

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La dépouille de l’ancien préfet du Mfoundi sera conduite à sa dernière demeure à Oboua, son village natal, dans le département de la Mefou et Afamba, région du Centre.

Par Le Messager

Des larmes et des prières ! Jean Claude Tsila est décédé le 12 août 2020, à l’Hôpital général de Yaoundé des suites de maladie. Le préfet du Mfoundi venait de passer une semaine, interné au Centre des Urgences de Yaoundé (Cury), en raison d’une douleur qu’il ressentait dans l’une de ses jambes depuis le début du mois de juillet. Les examens avaient diagnostiqué une tumeur au niveau du cerveau. Ce cerveau qui était aussi entaché de sang. L’administrateur civil principal hors-échelle, âgé de 64 ans, n’a pas survécu. Sorti de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) en 1982, le défunt a servi pendant 31 ans dans la préfectorale, d’abord comme sous-préfet, ensuite en tant que préfet. Fils de Mbolong Pascal et de Tsogo Thérèse, Jean Claude Tsila est né le 05 septembre 1956 à Oboua dans le département de la Mefou et Afamba. Il arpentera le chemin de l’école très tôt à l’école publique de Djoungolo entre 1962 et 1970 où il obtiendra son Cepe (Certificat d’étude primaire élémentaire).

Par la suite, il entre au collège Jean Tabi, puis au lycée d’Obala où il obtient le Brevet d’étude du premier cycle (Bepc), en 1974. Il termine son cursus secondaire au séminaire sainte Thérèse de Mvolyé après l’obtention du probatoire en 1977 et du baccalauréat, en 1978. En 1982, Jean Claude Tsila entre dans la prestigieuse Enam cycle B. En 1995, il poursuit en cycle A et deux ans plus tard il est lauréat de la cuvée des administrateurs civils. Il effectue tout au long de sa carrière, de nombreux stages qui jalonneront son parcours, entre autres : la formation Organisation internationale de protection civile (Oipc) à Genève en 2005, le Cours international de protection Civile en 2006 à Genève, le 3ème Forum mon- dial des Droits de l’Homme à Nantes en 2008 et le Séminaire de formation d’Oipc en 2013.

Pour ce qui est de sa carrière professionnelle, Jean Claude Tsila débute le 27 décembre 1982 à la Direction des collectivités publiques locales du Minat avant d’être promu comme deuxième adjoint préfectoral d’Eseka de septembre 1985 à mars 1991, puis comme sous-préfet de la Logone Birni de 1991 à 1993. Par la suite, il est affecté dans l’arrondissement de Ngomedzap, où il passera deux ans. De 1997 à 1998, il est à la Direction des affaires générales du Minat et va s’installer dans l’arrondissement de Yaoundé IV en 2002, où il travaille pendant quatre ans. Le 25 juillet 2008, il est nommé préfet de la Nyong et Mfoumou, poste qu’il occupe jusqu’en juin 2010.

La même année, il est nommé préfet du département siège des institutions du Cameroun où il séjourne pendant 10 ans jusqu’à l’appelle du Très Haut. L’administrateur civil devient le chantre de la paix et de la concorde dans la cité capitale sur laquelle il veillera jusqu’à son der- nier souffle. Le préfet Tsila a également assumé le rôle de chef de 3ème degré de son village natal, Oboua et officier d’Etat Civil du centre secondaire de la même localité. Par ailleurs, il est président de l’Association de développement de l’arrondissement de Soa et membre de l’Association de développement de la Mefou et Afamba.

Sur le plan familial, il était père de huit enfants et laisse derrière lui de nombreux petits-fils. Marié à l’Eglise catholique et fervent chrétien, son passage sur terre laisse une image d’un haut commis de l’Etat dont ses faits d’armes, parlent pour lui. Et pour preuve, il a été ordonné tout au long de son parcours, chevalier, officier, commandeur puis Grand Officier de l’Ordre national de la valeur. Il aura également été médaillé d’honneur du travail en argent, vermeil et or.

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