Cameroun : Le port sec de Nanga-Eboko crée des vagues au Cameroun

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En réaction aux informations divulguées dans l’édition du mercredi 08 avril 2020, les responsables du ministère des Transports apportent un démenti officiel sur le transfèrement supposé de quelque projet de la Lékié pour la HauteSanaga. Par contre ils confirment, qu’en plus du projet d’échangeur, il est prévu la construction d’une base logistique à Obala, tandis que l’élaboration des textes juridiques sur les ports secs au Cameroun dont celui d’Obala, est en cours d’achèvement à la présidence de la République. Dans l’ensemble, ils déroulent les stratégies du gouvernement sur les projets en cours dans cette localité du département de la Lékié, Région du Centre, ainsi que sur les autres dossiers en relation avec les transports au Cameroun.

Par Essingan

« Les aménagements sur le site de Nkol-Melen sont du fait de l’installation à cet endroit d’un échangeur, d’une adduction d’eau et d’une zone logistique ». Ces déclarations du maire de la ville d’Obala, Simon Pierre Ediba dans les médias, font suite à la Une de votre journal (Essingan) dans sa livraison du mercredi 08 avril 2020, No 325, qui titrait : « Le port sec retiré à la Lékié pour la haute Sanaga ». En plus de l’élu local, de nombreuses réactions ont été enregistrées, y compris dans les hautes sphères du pouvoir de Yaoundé, où certains acteurs ont été injustement pris en grippe par une certaine opinion. En plus de la sensibilité de la question traitée et des enjeux, à la fois économiques et politiques que revêt le projet relevé, ce climat de « débordement » nous a semblé imposer la position officielle du gouvernent. Approchés, les responsables du ministère des Transports, autorité en charge de la gestion des infrastructures relevant du domaine des transports ont tenu à apporter certains éclaircissements.

Sur le plan juridique, ont tenu à signaler nos interlocuteurs de ce département ministériel, le Cameroun ne dispose pas encore d’une législation définie en matière des ports secs. Même s’il est reconnu que des textes y afférents ont été élaborés et sont actuellement en relecture pour des éventuels amendements au niveau de la présidence de la République du Cameroun. Mais en l’absence d’un cadre juridique, une telle infrastructure n’est pas justifiée, ce qui n’empêche pas cependant le pays de nourrir des ambitions dans le sens de se doter de ces infrastructures dans un futur proche. C’est pour cette raison que dans le contexte actuel, la terminologie adéquate exige que l’on parle plutôt de « base logistique », tel que dans le discours tenu par le maire de la commune d’Obala qui invoque la construction d’une « zone logistique ».

Base logistique et échangeur

Et pour revenir aux projets qui concernent cette localité, Obala est en droit en ce moment de s’attendre à la réalisation de trois projets d’envergure dans son ressort territorial. Il s’agit notamment d’un échangeur au niveau du carrefour Nkol Melen, d’une adduction d’eau et la construction d’une base logistique à proximité. La base logistique est une sorte d’entrepôt à ciel ouvert, servant de lieu de stockage des marchandises en transit, premièrement pour désengorger les espaces portuaires submergés par un flux important de marchandises, mais aussi, pour aider certains partenaires, généralement les importateurs, à régler certains problèmes liés à la distance et aux formalités administratives sur les places portuaires à Douala et assurément Kribi, dans les jours à venir. Le Tchad, pays ami et partenaire du Cameroun en zone Cemac, serait pour se faire l’un des principaux bénéficiaires de la base logistique de Yaoundé délocalisée à Obala. L’on comprend pourquoi la visite sur les lieux de la délégation tchadienne conduite par le colonel Ousmane Diki, alors directeur des Douanes de ce pays ami. Le site jusqu’à présent retenu de façon formelle par le gouvernement du Cameroun.

Et le ministère des Transports tient à préciser qu’aucune délocalisation de cette base logistique n’est pour le moment envisagée pour une autre contrée comme a laissé croire l’article de votre journal, tout comme la construction de l’échangeur attenant au projet. Cependant, le gouvernement justifie que le fait de l’arrêt des travaux par l’entreprise adjudicataire, une entreprise chinoise dénommée CGCOC Group, par le fait de la déclaration par les autorités sanitaires des risques avérés de contamination au Covid-19 à Obala. Le chantier devra incessamment reprendre, une fois que toute menace de contamination sera éloignée. Il n’y a donc pas lieu de parler d’un quelconque détournement de projet, les financements de la Banque africaine de développement (Bad) ayant déjà été obtenus pour la réalisation de ces infrastructures dans cette localité du département de la Lékié et non ailleurs.

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