Cameroun : Le ‘’peuple’’ a-t-il abandonné Maurice Kamto dans sa ‘’séquestration’’?

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Selon le secrétaire national à la communication du MRC, aucun homme normal ne peut rester indifférent à ce qui se passe au Cameroun.

Depuis trois semaines, Maurice Kamto est séquestré dans son domicile, situé au quartier Santa Barbara à Yaoundé.  Il est interdit à l’opposant Camerounais de mettre les pieds dehors. Sa résidence est assiégée par des dizaines de policiers et de gendarmes. Les autorités accusent  le leader du MRC d’appel à l’insurrection suite aux manifestations anti-Biya du 22 septembre. Face à cette privation de liberté, les experts de l’ONU appellent Yaoundé à libérer le principal opposant au régime de Biya.  Une réaction qui est du goût de Joseph Emmanuel Ateba, le secrétaire national à la communication du MRC.

« Le paroxysme de la bestialité »

« La réaction de de la Commission des droits de l’ONU, de la France de toutes les organisations humanitaires et de tout être humain jouissant d’un minimum d’humanité n’est que naturelle. Aucun homme normal ne peut rester indifférent à ce qui se passe au Cameroun car nous avons atteint le paroxysme de la bestialité au Cameroun. Le plus triste est que cette barbarie provient de ceux-là même qui ont pour mission de protéger les droits et la vie. Le plus regrettable est de constater que le peuple camerounais ne s’indigne pas assez lui-même de ces injustices. Car il faut le relever personne ne viendra d’ailleurs restaurer notre dignité »,  a-t-il affirmé dans les colonnes du journal Le Messager.

Selon le militant, le fait que Maurice Kamto soit bloqué dans son domicile est une séquestration. « Ce ne sont pas les avocats qui parlent de séquestration mais les faits. Maurice Kamto est bloqué dans son domicile avec sa famille depuis 3 semaines sans son consentement, sans qu’aucune notification pouvant justifier cet état de siège ne lui ait été signifiée. Sa maison est quadrillée par une escouade de gendarmes et policiers lourdement armés. Il a d’ailleurs saisi le juge du tribunal de première instance pour contester cet état de séquestration. Au travers de ce que vit le Pr Maurice Kamto et bon nombre de Camerounais incarcérés pour des délits d’opinion nous ne sommes pas loin d’un état animal dépouillé de toute humanité. »

Source : Actu Cameroun

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