Cameroun : Le MRC de Maurice Kamto n’ira pas aux Législatives et Municipales 2020

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L’information vient d’être rendue publique sur le mur de notre confrère Serge Aimé Bikoï. Décision qu’aurait prise le Directoire du parti.

Fake News ou Scoop, en tout cas, plus d’une heure après la publication de cette information, aucun démenti n’a déjà été apporté par les concernés. En effet, selon le journaliste Serge Aimé Bikoï – lu sur sa page Facebook – « Le Mrc n’ira plus aux élections locales. Décision prise par le directoire. » Le mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) que dirige le Pr Maurice Kamto a donc décidé de ne pas se présenter aux élections législatives et municipales du 9 février 2020.

Raisons évoquées : la guerre au NoSo, la non modification code électoral et les tracasseries administratives pour la constitution des dossiers. Les réactions se multiplient. Pour Thierry Ndoh, « quelles que soient les raisons qui seront évoquées, c’est une erreur tactique que ce parti va trainer comme un boulet. La politique de la chaise vide et de l’invective stérile ne seront pas un bon contrepoids ». Blaise Negang  déclare : « Je fais confiance au directoire. Mais je pense qu’on devrait participer à ces élections, Quelles que soient les conditions. » Théophile Obaker semble s’en réjouir, lorsqu’il confie que, « dans ces conditions, le PCRN va naturellement assumer le leadership politique de l’opposition, si jamais l’électorat naturel du SDF qui a migré au MRC ne rebrousse chemin, car ne se reconnaissant plus assujetti aux mauvais calculs de leur nouveau parrain ».

Le MRC de Maurice Kamto, Alain Fogue et Michelle Ndoki semble répondre à ceux-là qui leur avaient demandé pourquoi ils sont allés à une élection – la présidentielle – sachant que le Code électoral était verrouillé ? Un boycott qui pourrait ressembler, selon certains observateur à une erreur historique comme celui – le boycott – du Social democratic front (SDF) en 1992. Mais, rien ne dit que le MRC aurait pu remporter un nombre important de députés, le SDF ayant rebroussé chemin après avoir annoncé récemment son boycott pour insécurité dans son fief que sont les régions anglophones, le Noso (Nord-Ouest et Sud-Ouest).

Il ne restera plus alors ue le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir et le Sdf de John Fru Ndi, toujours leader de l’opposition camerounaise. Ils vont se disputer les 20 places du nord-Ouest, les 15 du Sud-Ouest et les 9 du Wouri –Douala). Lors des dernières élections, avec le même Code électoral, c’est le Rdpc qui a gagné dans ces bastions quasi imprenables de ‘opposition.

Qui devra donc accuser le Rdpc de majorité obèse à l’assemblée nationale, alors qu’en 1992, le Rdpc avec remporter ces élections à la majorité relative, le gouvernement ayant eu la vie sauve grâce aux six députés du MDR de Dakolé Daïssala.

Or, le MRC aurait pu inquiéter le Rdpc aux municipales, dans la circonscription de Yaoundé II ou Yaoundé VI. Alors, l’unique député du MRC laissera-t-il courir cette décision ? La date limite de dépôt des dossiers c’est ce soir à minuit. Les analystes politiques souhaitent que ce soit un fake news, afin qu’il y ait compétition entre le Rdpc, le Sdf et le Mrc.

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