Cameroun : Le Minjec suspend le Trésorier du Conseil national pour des faits  »très graves »

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Motifs évoqués ce jour par Mounouna Foutsou : trouble à l’ordre public après que le Trésorier a dénoncé l’utilisation de l’argent que le Premier ministre a remis à la Vice-présidente le 17 septembre dernier.

Ce qui est considéré aujourd’hui comme l’affaire de l’argent de taxi remis au Conseil national de la jeunesse par les services du premier ministre devait avoir une suite. La semaine dernière, l’on relayait ici le communiqué du Trésorier général du Conseil national de la Jeunesse (CNJ) avec pour titre « Odeur de « Gombo» lors des consultations auprès du Premier ministre » ?

Une brouille est née autour d’une enveloppe remise aux Jeunes qui a été le révélateur des rumeurs de ‘’Gombo’’ lors des consultations en vue du grand dialogue national. Ce qui explique le passage à plusieurs reprises des mêmes personnes.

« Une histoire d’enveloppe en vue de la participation au dialogue divise le Conseil national de la Jeunesse du Cameroun ». C’est ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux, après le communiqué du Trésorier du Trésorier général du bureau exécutif du Conseil national de la Jeunesse, Claude Michel Mbom. Le 17 septembre dernier, les Jeunes ont été reçus par le Premier ministre Joseph Dion Ngute dans le cadre des consultations préparatoires en vue du grand dialogue national.

A l’issue de cette rencontre avec le Pm, une enveloppe leur aurait été remise afin de « payer le taxi » afin de retourner à leur domicile. Il faut dire que ces jeunes sont venus de tous les coins du Cameroun pour répondre présent à cette rencontre d’une importance capitale. Puisque les jeunes n’ont pas de moyens. Cependant, l’enveloppe remise n’aurait pas emprunté des chemins appropriés.

Il faut préciser que cette enveloppe a été remise à la deuxième vice-présidente du Conseil national de la jeunesse du Cameroun (CNJC) en l’absence du la présidente. Pour le Trésorier général, ce n’est que la goutte ‘eau qui déborde le vase.

La sanction est tombée ce jour. Le ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou, au lieu de sanctionner la vice-présidente, a plutôt décidé de sanctionner le plaignant, le Trésorier Général Claude Michel Mbom en le suspendant de ses fonctions pour trois mois, « éventuellement renouvelable ». Un élu ! Les motifs sont très graves:  » Trouble à l’ordre public, délation, désinformation et propagation de fausses nouvelles, actes de violence sur femme enceinte (la Vice-présiente du Bureau exécutif du CNJC), violation de l’obligation de réserve, violation des statuts et du règlement intérieur du CNJC, non respect des institutions tutélaires ».

Combien de temps le ministère de la Jeunesse a-t-il pris pour mener une enquête afin de parvenir à une telle sentence? Pourquoi n’avoir pas confié l’affaire à un procureur de la République pour une enquête plus sérieuse, étant donné qu’il s’agit des deniers publics et qu’il s’est agi d’une voie de fait sur une femme enceinte? Combien d’institutions tutélaires sont au-dessus du CNJC? Peuvent-elles cautionner les faits que dénoncent le Trésorier Général du CNJC? Les textes prévoient-ils qu’on suspende un élu de ses fonctions? Autant de questions auxquelles devra répondre la tutelle du CNJC.

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