Cameroun : Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécution et de haine que nos bonnes qualités

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Cette assertion de François VI, Duc de La Rochefoucauld édictée quatre siècles plus tôt, garde toute sa pertinence, surtout en ce qui concerne le Cameroun.

Par Capitaine de Frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo

Voici un pays qui depuis plus d’une dizaine d’années, livre une lutte sans merci à divers types de menaces sur pratiquement les 360 degrés de son espace terrestre, maritime et aérien. Déjà à l’aube des années 2000, était apparu le phénomène des coupeurs de route, suivi quelques années après, de l’irruption de la piraterie maritime. Ces deux sources d’insécurité sont au jour d’aujourd’hui, réduites à leur plus simple expression.

Au mois de mai 2014, exaspéré par les incursions prédatrices du Boko Haram sur son territoire, le Cameroun déclare solennellement la guerre à la secte terroriste. Au détour de batailles épiques et à force de détermination, la menace est rendue résiduelle en terre camerounaise. Trois années plus tard, voici qu’apparaissent les violentes et mortifères manifestations de l’imposture séparatiste dans ses régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. La situation à ce jour, est sous contrôle. Selon toute vraisemblance, ces succès ne sont pas du goût de tout le monde.

Surtout qu’en même temps qu’elles livrent bataille, les Forces de Défense et de Sécurité camerounaises subviennent du mieux qu’elles le peuvent, aux besoins des populations affectées par l’insécurité suscitée par ces menaces. De Bakassi à Makari, de Batibo à Gari-Gombo, les actions civilomilitaires se déclinent ainsi par centaines chaque année. Des distributions de denrées alimentaires sont organisées, des campagnes de vaccinations gratuites sont menées jusque dans les localités les plus reculées, et même, les militaires assurent l’effectivité du système éducatif dans les écoles situées en zones d’insécurité.

Combien d’armées en Afrique peuvent se targuer d’en faire autant ?

Y a-t-il meilleure expression d’humanité que de faire œuvre charitable ?

Y a-t-il meilleure démonstration de respect des droits de l’homme que de donner sa vie pour ses compatriotes ? Nourrir et soigner les populations, éduquer la jeunesse, construire des infrastructures publiques n’est-t-il pas une manière de préserver et promouvoir les droits de l’homme ? Les militaires, les gendarmes, les policiers camerounais s’y attèlent au quotidien, avec une efficacité qui force l’admiration, l’estime, l’amour et le soutien de nos populations. C’est peut-être cela qui est reproché à notre pays ?

Les attaques venues de l’extérieur seraient d’un moindre mal, s’il ne se trouvait, hélas, trois fois hélas, des camerounais disposés à donner suite à ces allégations, quitte à emboucher les trompettes de la délation, du dénigrement et de l’imprécation à l’encontre de leur propre pays. Quid de l’union sacrée ? Quid de l’esprit de famille ? Quel déshonneur…! Empruntons encore une fois au Duc de La Rochefoucauld qui disait, je cite, que ‘’Les vertus se perdent dans l’intérêt comme les fleuves dans la mer’’. Fin de citation. La question qui se pose donc avec une lancinante acuité est de savoir, sur l’autel de quel intérêt des camerounais sont-ils prêts à sacrifier leur pays, leur patrie ?

Tous ceux de nos compatriotes qui auront vendu leur âme au diable devraient cependant garder constant à l’esprit, que le refus d’exprimer son patriotisme est une violation des droits de l’homme. Et puis, tant qu’à faire, au gré des difficultés rencontrées et des obstacles surmontés, le Cameroun se renforce davantage. Le peuple camerounais, plus solidaire que jamais, croit en l’unité de sa destinée. Ne dit-on pas qu’à cœur vaillant, rien d’impossible ? Nous disons, qu’impossible n’est pas camerounais. /-

** Chef de Division de la Communication / MINDEF

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