Cameroun : Le groupe de chanteurs X-Maleya a osé aborder un sujet compliqué

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La polémique enfle depuis quelques jours au sujet de la chanson, «Ta fille n’est pas ta femme» du groupe X-Maleya. La vidéo de cette chanson de sensibilisation contre les abus sexuels et les viols divise l’opinion et pousse l’autorité en place à frapper de censure.

Source : Investigation

Une vidéo sanctionnée, une chanson sujette à polémique. Retour du groupe X-Maleya au premier plan est des plus rocambolesques. « Les tares de la société » telle est la ligne de défense de groupe. « Trop osé et obscène » se défendent ceux qui censurent. Une censure comme l’on en voit plusieurs dans les pays ou le régime est réputé autoritaire. On l’a vu avec des artistes dits engagés, politiquement au thématique de chansons salées et pimentées, mais surtout à charge contre le gouvernement que la pilule serait passé comme une lettre à la poste mais voilà, X-Maleya, trio de chanteur à thème, nous a habitué à des créations plus électriques des textes sociaux ou des louanges à leur créateur.

La bande à Haïs, Roger et Auguste revient au-devant de la scène et défraie la chronique si le texte est osé le combat est noble celui contre l’inceste et le viol des enfants à part un feu de ses abominations, qui oserait faire l’apologie de ses agressions aussi contre nature que traumatisante.

Si les paroles de la chanson querellée ne prête à aucune équivoque notamment au niveau du refrain, a ce qu’il parait aussi les images sont parlantes et seraient susceptibles de choquer les âmes les plus sensibles.  Mais comment mettre en image les paroles d’horreur sans choquer? Y a-t-il des thèmes à ne pas explorer? Nous répondons par la négative puisque, les artistes sont des voix qui prêtent la leur au malheur qui n’ont point de bouche. Et rien qu’à voir la réaction que suscite cette ballade chez certains, on peut dire que, la reprendre en cœur valait le risque.

Surtout que des chansons faisant l’apologie de pratiques tout aussi détestables et condamnables, ont eu pignon sur rue dans les chants et autre hit-parade. Alors penser qu’il ne s’agit-là que d’une fausse histoire qui pourrait se transformer en tremplin pour le groupe n’est pas un délire. Le préfet de la Mifi a bien aidé «collé la petite» en d’autre temps et si cette fois l’effet est similaire le message pourra être porté plus loin. En somme un petit mal pour un grand bien.

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