Cameroun : Le Collectif des enseignants victimes des 30% (ENVI30%) compte attaquer en justice les fonctionnaires véreux

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Le collectif EnVi-30% (Enseignants victimes des 30%) annonce un dépôt prochain d’une plainte en bonne et due devant les tribunaux judiciaires compétents siégeant à Yaoundé contre plusieurs fonctionnaires et agents véreux respectivement des ministères :

i) de l’éducation de base,

ii) des enseignants secondaires,

iii) de l’enseignement supérieur,

iv) de la fonction publique et de la réformes administratives,

et enfin v) des finances.

Le collectif des Enseignants victimes des 30% pour les traitements de leurs dossiers administratifs ou pour le paiement de leurs droits financiers déposera plusieurs plaintes, à la fois nommément contre tout individu formellement identifié dans ce circuit de racket, et contre X pour l’ensemble de ceux non nommément identifiés et dont la justice se chargera elle-même de procéder à leur identification.

Le collectif des Enseignants Victimes des 30% ne considère aucune prescription dans les faits reprochés à tous ces fonctionnaires et autre agents véreux qui durant des années ont ainsi racketté sans aucune vergogne les Enseignants. Le collectif des Enseignants Victimes des 30% procédera bientôt à la collecte de toute information utile à ce sujet auprès des Enseignants jadis ou récemment victimes de ces pratiques (noms des fonctionnaires et agents racketteurs, leurs numéros de téléphones, les noms et contacts des leurs intermédiaires, les ministères et les services où ils exercent, les montants rackettés et la période, etc.).

A ceux qui seront tentés de dire que ces Enseignants étaient eux-mêmes complices de corruption, j’aimerais tout de suite leur dire que seule la justice tranchera et décidera des qualifications et responsabilités des uns et des autres, mais jamais une victime ne saurait être placée au même bûcher que ses bourreaux. Les victimes de proxénétismes n’ont pour seul tort que de s’être retrouver entre les mains de proxénètes, mais certainement pas d’avoir consenti à être des victimes d’acte de proxénétisme. Ainsi les Enseignants longtemps abusés par des fonctionnaires véreux dans différents ministères et services publics de la république n’auront pour seul tort que de s’être retrouvé à la merci de ces fonctionnaires véreux, mais certainement pas d’avoir consenti à être abusés par lesdits fonctionnaires véreux et criminels.

Il y a bien une différence entre se rendre coupable d’un acte de corruption et être victime d’un acte de racket (à l’époque on disait, « rackettage »). Par exemple, le fait de payer un agent de l’Etat pour bénéficier d’un service auquel l’on n’a pas droit est bien un acte de corruption dans lequel autant le corrupteur que le corrompu méritent sanctions. Par contre, le fait d’être CONTRAINT par un agent de l’Etat d’accepter qu’il vous ponctionne sans aucune raison légale (à l’époque on disait, « ndjooh ») 30%, 40%, voire 50% du montant de vos avancements professionnels ou de vos arriérés de salaire avant de vous restituer la « quote part » restante (après traitement effectif de votre dossier sur lequel il s’était volontairement assis, et là aussi sans aucune raison légale et cela parfois durant plusieurs mois voire durant des années), ne relève pas d’un acte de corruption de votre part, mais bien d’un rackettage dont vous êtes tout simplement la victime et pour lequel cet agent véreux devrait être poursuivi, sans prescription aucune sur l’année à laquelle il aura commis son acte.

Jamais la victime ne saurait être placé sur le même bûcher que ses bourreaux. Jamais l’on ne saurait dire que les Enseignants Victimes de rackettage sont aussi coupables que leurs tortionnaires. A l’article de la mort, le professeur Hamidou de Beka, dos au mur, aurait peut-être accepté d’être ponctionné même jusqu’à hauteur de 70% de ses 10 ans de travail sans salaire pour l’Etat du Cameroun et au service de la jeunesse camerounaise (un véritable forçat des temps modernes), par un de ces fonctionnaires véreux et/ou leurs multiples intermédiaires, afin de pouvoir rentrer en possession du peu qui lui aurait peut-être permis de se soigner et de préserver sa vie.

Mais encore fallait-il même qu’il puisse avoir le « bon réseau », ces fameux « réseaux » qui font et défont des vies/carrières, et détruisent au passage des hommes et des femmes, des familles entières, par leurs cupidités et rackettages quasi institutionnalisés.

[NB : Le collectif EnVi-30% est une fiction qui se passe dans ma tête, mais il est tout à fait envisageable. J’ai déjà reçu dans mon inbox des dénonciations avec des noms, les 2e et 3e images en sont des exemples mais comme je ne veux pas prendre 7 ans de prison… je floute les noms. Ils sont trop puissants à Yaoundé]

Signé : JEAN BONHEUR TCHOUAFA PLEG DE MATHÉMATIQUES et GRÉVISTE PRO MAX

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