Cameroun : Le cimentier Lafarge condamné pour financement du terrorisme

0
343

Il est reproché à l’actionnaire majoritaire de la Cimencam, qui fabrique le ciment au Cameroun d’avoir financé les activités de l’organisation de l’Etat islamique dans le Moyen-Orient.

La main de la justice française n’a pas été tendre envers l’une de ses entreprises. La Chambre d’instruction de Paris a condamné ce matin le groupe Lafarge, pour financement du terrorisme, mise en danger de son personnel et violation d’un embargo européen. En ce qui concerne la complicité de crime contre l’humanité, les charges ont été abandonnées.

Il est reproché à cette société, qui est actionnaire majoritaire de la Cimenterie du Cameroun (Cimencam) d’avoir payé la secte islamiste dénommée Organisation de l’Etat islamique, qui sévit dans plusieurs parties du monde.

L’entreprise française ne voulait pas fermer son usine de Syrie, où sévit l’EI. Entre 2013 et 2014, elle aurait alors payé près de 13 millions d’Euros à l’EI afin de continuer ses activités. Soit près de 10 milliards de FCFA.  Selon le journal français Libération, le groupe terroriste est, à l’époque, un véritable acteur économique de la région, et contrôle même jusqu’à six cimenteries en Irak et en Syrie. Le responsable de la filiale irakienne de Lafarge est aussi dans la boucle des échanges, et informe Frédéric Jolibois sur les faibles capacités de production de l’Etat islamique en Irak : «La cimenterie de Qaim [sans lien avec Lafarge, ndlr] est toujours sous le contrôle d’Isis [Etat islamique]. Cette cimenterie ne produit plus depuis le mois de juillet.» Dans l’usine de Lafarge, à Jalabiya, dans le nord-est de la Syrie, le groupe terroriste a également du mal à relancer la production et se contente de vider les silos.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici