Cameroun : Le camouflet de Tibor Nagy sur les marches du Mrc

0
871

La sortie sur son compte Tweeter, le 23 septembre dernier, de Tibor Nagy, le sous-secrétaire américain en charge des affaires africaines, n’a guère surpris les nombreux Camerounais habitués aux prises de position un peu particulières de « l’homme Afrique » de Donald Trump envers le Cameroun. De la poudre de Perlimpinpin aux yeux de tous.

Par La Nouvelle

Les récentes élucubrations de Tibor Nagy, le sous-secrétaire américain chargé des Affaires africaines, envers le Cameroun, auraient peut-être pu effleurer la sensibilité des uns et des autres si le but visé par celles-ci ne consistait pas, à plusieurs égards d’ailleurs, à jeter l’opprobre sur les institutions camerounaises. Et comment ? L’homme aurait au moins pu sortir de sa bulle habituelle pour se faire plus d’allant, mais que Nenni ! Il nous a d’ailleurs servi du réchauffé, une espèce de déjà entendu, passant au crible la situation des droits de l’homme au Cameroun de manière générale. « Je suis déçu d’apprendre les arrestations et les mauvais traitements infligés à certains manifestants pacifiques et journalistes au Cameroun.

Nos pays sont forts lorsque les citoyens se font entendre pacifiquement et que les dirigeants élus s’engagent avec ceux qui ne sont pas d’accord avec eux.», pouvait-on lire sur son compte Tweeter le 23 septembre dernier. Alors question : Est-ce que pour se faire « entendre pacifiquement », comme le veut Tibor Nagy, l’on a besoin de défier les autorités en place et outrepasser les lois et règlements comme l’ont fait quelques militants du L Mrc ? Certainement pas ! On se rappelle d’ailleurs que les marches engagées le 22 septembre dernier par quelques illuminées du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), avaient préalablement été interdites par les autorités camerounaises.

Mais contre toute attente, on a quand même vu des Camerounais sortir dans les rues (à Ndokoti à Douala), pour ensuite se faire arrêter par les forces de maintien de l’ordre. Des interpellations aujourd’hui jugées d’abjectes par Tibor Nagy, comme si de telles forfaitures pouvaient être tolérée ou alors passer comme une lettre à la poste au pays de l’Oncle

Sam. On en doute fortement. Une question pouvant ainsi en cacher une autre, de nombreux observateurs n’ont eu de cesse de se demander dans quel pays au monde l’interdiction de porter atteinte à l’ordre public, a-t-elle été source de désaccord entre le régime en place et les partis d’opposition, comme tente de le faire croire Tibor Nagy ? Cette énième position hostile du sous-secrétaire américain envers le régime d’Etoudi n’émeut plus personne. C’est d’ailleurs le contraire qui aurait surpris les uns et les autres. Et comment ?

*La suite au kiosque ce lundi

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici