Cameroun : L’Addec porte plainte contre le Recteur de l’Université de Yaoundé I

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Le syndicat – mieux l’association de défense – des étudiants du Cameroun déplore le fait que la police a refusé de délivrer de décharger la plainte déposé auprès de l’un de ses commissariats de Yaoundé. Voici d’ailleurs le communiqué de l’Addec, pris sur Facebook, publié cette nuit à 21h50 sur son mur dénommé « Addec Lutte Syndicat ».

« L’Association pour la défense des droits des étudiant.e.s du Cameroun (Addec) porte à la connaissance de la communauté estudiantine, de l’opinion nationale et internationale qu’elle a déposé une plainte au commissariat du Cinquième arrondissement (avec un refus de décharge constaté) contre le Recteur de l’Université de Yaoundé 1, Pr. Maurice Aurélien SOSSO et des agents à sa solde constitués dans une unité appelée « Police Campus » pour destruction de biens, vol des biens, menaces, trafic d’influence.

En effet, le jeudi 12 septembre 2019 en matinée, des agents de cette unité (en civile et en tenue) en mission commandée ont cassé et emporté notre plaque en bordure de route, puis sont allés à notre siège (qui se trouve hors de l’enceinte du campus) dans le but d’en découdre avec quiconque s’y trouve. Heureusement notre siège était fermé et par la grâce de Dieu, aucun membre ni visiteur étaient présents pour subir leur furie. D’un air menaçant, ils n’ont pas hésité à menacer avec véhémence les voisins et à emporter notre deuxième plaque qui se trouve à l’entrée de notre siège.

Des investigations menées par l’Addec ont révélé que ces actes barbares sont consécutifs à notre opération de « Préinscription en ligne gratuite » qui nous permet d’accompagner nos futurs camarades étudiants dans une procédure de préinscription en ligne. Par cette opération, nous aurions mis en péril des intérêts mafieux fondés sur la surenchère des frais payés par les bacheliers. Ce que nous avons relevé dans notre plainte en souhaitant que l’enquête approfondisse ses investigations dessus.

Par cette plainte, l’Addec réclame justice et sécurité pour ses membres qui se voient être finalement pris à partie par des gros bras du recteur de façon répétée. Cet acharnement à notre endroit impunément toléré par les autorités de Police doit cesser ! Nous n’avons pas hésité à souligner au commissaire que nous engageons la responsabilité du recteur sur toute agression que subirait un de nos membres quelque soit le lieu car ces individus ont montré à visage découvert leur détermination à nous faire subir des brimades. Face à ces actes d’une civilisation archaïque, le commissariat semble ne pas vouloir agir et entretenir une insécurité permanente de nos membres. Ce qui laisse même penser à une collusion dans ce forfait.

D’ailleurs, il faut regretter la scène invraisemblable à laquelle notre membre a été confronté lors du dépôt de cette plainte au commissariat. Après que notre plainte ait connu un refus catégorique d’être déchargé, le Commissaire en personne ne s’est pas gêné à proférer des insultes et des menaces à l’endroit de notre camarade, à vomir toute la haine qu’il éprouve pour notre association tout en faisant référence à des arguments farfelus qui, à la limite justifiaient la barbarie de ces gros bras du recteur. Il faut dire que notre camarade a échappé de justesse à une arrestation arbitraire. Nous dénonçons une telle attitude anachronique encore en cette période de grève des avocats qui dénoncent entre autres l’excès de zèle des éléments dans les commissariats et les gendarmeries. D’où notre forte réserve quant au sort réservé à notre plainte. A cet égard, nous prenons l’opinion publique à témoin.

L’Addec tient à réaffirmer d’une façon péremptoire qu’elle ne se laissera pas intimider par ces menaces de l’administration universitaire et continuera à œuvrer comme elle l’a toujours fait pour le bien-être de l’étudiant.

Le Secrétaire général

TALLA Guy »

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